Au Soudan, la Banque centrale met en garde contre l'utilisation de services bancaires proposés par les FSR dans les zones qu'ils contrôlent. Il y a quelques semaines, l'administration civile mise en place par les FSR au Darfour a annoncé l'ouverture d'une banque ayant pour objectif de pallier l'absence d'institutions financières dans les zones sous contrôle des paramilitaires.
Il y a deux semaines, l'administration liée aux paramilitaires annonçait le lancement de la banque « Future » dans la ville de Nyala au Darfour Sud. L'établissement se présente comme une plateforme pour faciliter des transferts d'argent entre ses membres et indique reposer principalement sur des transactions électroniques pour pallier la crise de liquidité et l'effondrement du système financier traditionnel.
En effet, depuis le début des combats, toutes les banques commerciales au Darfour sont fermées. La Banque centrale du Soudan met en garde, car la banque « Future » n'a pas de licence, et tout dépôt ou transaction ne peut être garanti, ajoute-t-elle.
Une banque sans existence légale
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Cette banque n'a aucune existence légale, confirme un économiste. Elle n'est rattachée à aucune Banque centrale. Il ne s'agit pas d'un système financier parallèle, ajoute-t-il, mais plutôt d'un réseau fermé entre membres qui ne peut être pérenne sans apport d'argent liquide.
Certains observateurs voient toutefois l'ouverture de cette banque comme une tentative d'installer un système financier parallèle qui pourrait mener à une partition du pays avec chacun sa propre administration, sa propre monnaie et ses propres documents d'identité.