Après un long moment de suspense, Félix Tshisekedi, Président de la République, a décidé, lui-même, de briser l'omerta, une fois pour toutes. Face aux appels au dialogue national qui ne cessent de se multiplier, le Chef de l'Etat ne veut ni céder à la pression, ni confondre vitesse et précipitation.
Samedi 31 janvier 2026, à Kinshasa, à l'occasion d'une cérémonie solennelle d'échange des voeux avec les Ambassadeurs et Chefs des Missions diplomatiques accrédités en République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a affirmé son intention de convoquer un dialogue entre congolais au nom de la cohésion interne, fixant avec fermeté des bornes infranchissables, telles que le respect de la souveraineté de la RD Congo et des institutions issues de dernières élections organisées en 2023.
Selon le Président Félix Tshisekedi, « si ce dialogue devait se tenir, il se déroulerait sur le sol national et serait conduit et organisé par les institutions de la République »... Une mise au point tranchante qui enterre décidément le schéma lui proposé par la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco) et l'Eglise du Christ au Congo (ECC).
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Autrement dit, pour résoudre durablement la crise sécuritaire qui secoue l'Est de la RDC, Félix Tshisekedi veut pleinement assumer ses propres responsabilités et ne compte donc pas s'appuyer sur le Pacte social pour la paix et le vivre-ensemble que les Evêques catholiques et les Pasteurs protestants avaient, pourtant, il y a quelques mois, déposé, en bonne et due forme, sur sa table, à la faveur d'une rencontre tenue à la Cité de l'Union Africaine, sur les hauteurs du Mont-Ngaliema, à Kinshasa.