La contestation de la détention de Mamy Ravatomanga est entrée dans une nouvelle phase ce lundi 2 février. La Bail Reviewintroduite par l'homme d'affaires malgache a été appelée pro forma devant la cheffe-juge Rehana Mungly-Gulbul, en Cour suprême, marquant le début d'un bras de fer judiciaire désormais clairement assumé.
Cette démarche vise à remettre en cause le ruling de la Bail and Remand Court (BRC) qui, le 30 décembre dernier, avait refusé de lui accorder la liberté conditionnelle.
Dans sa requête, Mamy Ravatomanga a cité comme défendeurs la Financial Crimes Commission (FCC), le Directeur des poursuites publiques (DPP), le commissaire de police (CP), ainsi que la magistrate Karuna Dwarka Davay, Senior District Magistrate de la BRC.
Absent de la salle d'audience, le prévenu était représenté par Me Ayesha Jeewa, Senior Attorney. L'État était, pour sa part, représenté par Me Rasmi Camiah, Chief State Attorney du State Law Office, pour le DPP et le CP. La FCC était représentée par Me Bibi Chatoo.
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Les positions ont été rapidement posées. Me Bibi Chatoo a informé la Cour que la FCC comptait s'opposer à la Bail Review. Une opposition aussitôt confirmée par Me Rasmi Camiah, au nom du DPP et du CP. Face à ces annonces, la cheffe-juge a renvoyé l'affaire au lundi 16 février 2026, afin de permettre aux autorités concernées de déposer leurs affidavits et d'exposer formellement les arguments qu'elles entendent soulever. Conformément à la procédure, la cour a pris note que la magistrate Dwarka Davay «shall abide by the decision of the Supreme Court».
En marge de cette audience, Mamy Ravatomanga n'a pas comparu par visioconférence devant la BRC. Un officier de la prison de Melrose a indiqué qu'il avait été conduit à l'hôpital Victoria de Candos pour des complications cardiaques.