Les activités économiques et sanitaires ont timidement repris depuis samedi 31 janvier au centre commercial de Bule, en Ituri. Cette reprise fait suite à la visite, jeudi dernier, des commandants de la 32e région militaire des FARDC et de la force de la MONUSCO, venus rassurer la population quant à la protection des civils.
Selon la société civile, les élèves devraient reprendre le chemin de l'école au cours de cette semaine, en attendant la mise en place des dispositions pratiques pour assurer l'effectivité des cours. Toutefois, la forte présence militaire dans l'agglomération continue de susciter des inquiétudes parmi certains habitants, qui hésitent encore à regagner leurs domiciles.
On observe néanmoins un retour progressif de la population, estimée à environ 100 000 personnes, déplacées depuis plus d'un mois et regroupées à la base militaire de l'armée ougandaise ainsi qu'au site de la plaine de Savo, à Bule-centre.
Parmi elles, des commerçants ont rouvert leurs boutiques et magasins, tandis que d'autres maisons de commerce restent fermées. Le grand marché communautaire, qui accueillait des milliers de personnes pour l'achat de vivres, n'est pas encore opérationnel. En attendant, certains marchands exposent leurs produits devant leurs habitations, rapporte la société civile.
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Reprise des services de santé et de l'éducation
Sur le plan sanitaire, le centre de santé local accueille de nouveau des malades qui n'avaient plus accès aux soins depuis près d'un mois en raison de l'insécurité persistante. La reprise des activités scolaires est également annoncée dans les prochains jours. Les autorités scolaires, les enseignants ainsi que les comités de parents d'élèves se sont réunis ce lundi matin pour examiner les modalités pratiques de la reprise effective des cours, indiquent des sources locales.
Entre confiance et inquiétudes
La population se félicite de l'amélioration de la situation sécuritaire et du climat de confiance entre civils et militaires des FARDC dans cette entité depuis une semaine, favorisant la reprise progressive des activités.
Toutefois, elle déplore la sur-militarisation de l'agglomération, qui continue de susciter la peur chez certains habitants. La société civile appelle les autorités à alléger la présence militaire au profit de la police, afin de renforcer la confiance et la stabilité dans la région.