Luanda — Le ministre de l'Intérieur, Manuel Homem, a réaffirmé ce vendredi l'engagement de l'Angola à coopérer activement avec le Groupe d'action financière (GAFI) dans la lutte contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.
S'exprimant lors de la cérémonie de clôture de l'atelier régional « Renforcement des capacités pour les enquêtes sur le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme en Afrique australe », le ministre a souligné l'importance du renforcement de la coopération régionale et internationale, afin qu'aucun pays ne puisse affronter seul les menaces liées au crime organisé.
Selon le ministre, cette initiative s'inscrit dans le cadre des principaux instruments internationaux et régionaux, notamment les recommandations du GAFI, les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la lutte contre le terrorisme, l'Agenda 2063 de l'Union africaine et les mécanismes de coopération de la SADC.
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Il a souligné que la réunion visait à renforcer les capacités nationales d'enquêtes financières et criminelles, contribuant ainsi à la mise en oeuvre effective de ces instruments et à la réduction des vulnérabilités systémiques qui menacent la sécurité collective des pays d'Afrique australe. Parmi les principaux résultats de la réunion, il a mentionné la promotion d'une convergence opérationnelle en matière de conformité et de prévention du blanchiment d'argent et du financement du terrorisme.
Le ministre de l'Intérieur a insisté sur le caractère fondamental de l'harmonisation progressive des procédures et pratiques d'enquête pour éviter les asymétries institutionnelles susceptibles d'être exploitées par les réseaux criminels transnationaux. Pour Manuel Homem, cette initiative représente un progrès dans le renforcement de l'État démocratique, de droit et dans la consolidation d'un climat de confiance envers les institutions, condition essentielle à l'investissement, à la transparence financière et à la crédibilité du système économique et bancaire national.
Il a considéré cet atelier comme une contribution à la promotion de la paix et de la sécurité internationales, réunissant des responsables et des experts en sécurité publique engagés dans la lutte contre la criminalité transnationale dans la région. L'événement a rassemblé des experts des forces de l'ordre des États membres de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) ainsi que des représentants de l'Institut d'études de sécurité et du Bureau régional d'Interpol.