Convention de Stockholm - L'atelier d'Abidjan fait progresser les efforts régionaux pour atteindre les objectifs d'élimination des PCB

2 Février 2026
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African Development Bank (Abidjan)

L'atelier de lancement du Programme mondial pour l'élimination des polychlorobiphényles (GEP-PCB), qui s'est tenu du 27 au 29 janvier 2026 au siège de la Banque africaine de développement à Abidjan, a marqué une étape importante dans le soutien apporté aux pays africains pour qu'ils remplissent leurs obligations au titre de la Convention de Stockholm tout en renforçant la performance et la durabilité de leurs secteurs de l'électricité.

Cet atelier a réuni des représentants des ministères et des entreprises de services publics africains ainsi que des partenaires du GEP-PCB, renforçant ainsi la coordination, le partage des connaissances et l'engagement des parties prenantes. Il a également permis de jeter des bases solides pour une mise en oeuvre efficace et pour un déploiement à grande échelle des efforts d'élimination des PCB en Afrique.

Le GEP-PCB est une initiative multinationale visant à supprimer l'utilisation des PCB dans les équipements à l'horizon 2025 et à mettre en oeuvre une gestion écologiquement rationnelle des liquides contenant des PCB et des équipements contaminés par ces substances d'ici à 2028.

Cette initiative tire parti des investissements dans les infrastructures de transmission et de distribution pour intégrer l'identification, la manipulation sûre, le remplacement et l'élimination des PCB dans les opérations énergétiques courantes. Pour ce faire, elle adopte une approche normalisée qui simplifie la préparation, harmonise les achats et soutient la modernisation du réseau à grande échelle.

Son but ultime est d'éliminer environ 8 750 tonnes de PCB grâce à des sous-projets dans six pays tout en promouvant les meilleures techniques disponibles et en encourageant le remplacement des équipements contaminés par des transformateurs plus performants.

Le GEP-PCB est soutenu par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et piloté par la Banque mondiale, en partenariat avec le secrétariat des Conventions de Bâle, de Rotterdam et de Stockholm (BRS) et d'autres organismes de mise en oeuvre, notamment la Banque africaine de développement, le PNUD et le PNUE.

Sans un financement et des partenariats solides pour aider à atteindre ces objectifs, les fuites de PCB et la contamination croisée persisteront, exposant les travailleurs et les communautés à des substances chimiques toxiques, accroissant les obligations de dépollution et compromettant la fiabilité des réseaux électriques qui dépendent de transformateurs vieillissants et contaminés.

Les participants à l'atelier ont prévu d'intégrer l'élimination des PCB aux projets de transport et de distribution en cours et programmés afin d'atteindre les objectifs fixés pour 2025 et 2028. Ils ont souligné des déficits de capacité et de financement urgents, appelant à des partenariats public-privé renforcés pour accélérer la réalisation tout en faisant progresser les priorités transversales en matière de genre, de santé et de transition énergétique.

Dans son discours liminaire prononcé lors de l'atelier, Rolph Payet, secrétaire exécutif des Conventions de Bâle, Rotterdam et Stockholm, a qualifié le programme d'étape décisive vers l'élimination des PCB toxiques des réseaux nationaux. Il a averti que la diminution des ressources des donateurs rendait essentielle une collaboration plus étroite avec les investisseurs et les entreprises de services publics.

Selon Jiang Ru, responsable du département de l'environnement international du Groupe de la Banque mondiale, « l'élimination des PCB est essentielle à la construction des systèmes énergétiques dont les pays ont besoin. Les projets de remplacement des réseaux et des transformateurs ne peuvent avancer de manière sûre et efficace sans une gestion appropriée des PCB hérités du passé. Ces investissements protègent les travailleurs et les communautés, renforcent la productivité et améliorent la compétitivité, générant ainsi des dividendes économiques et de développement pour les populations ».

« Nous sommes ravis, au Groupe de la Banque africaine de développement, d'être associés au programme PCB à travers notre propre sous-projet en Ouganda », a déclaré Al-Hamndou Dorsouma, directeur du changement climatique et de la croissance verte de l'institution panafricaine. Avant d'ajouter : « C'est un honneur d'accueillir cette importante réunion ici à Abidjan, dans nos locaux. Nous attachons une grande importance au partenariat forgé dans le cadre de ce programme, qui réunit le FEM, la Banque mondiale, les banques multilatérales de développement régionales et les agences des Nations unies. »

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