Madagascar: « Off February » de fait

Après le « Dry January », qui consistait à ne pas boire une goutte d'alcool durant le premier mois de l'année, le « Off February » représente un autre défi : celui de se déconnecter pendant un mois des réseaux sociaux. Même si, parfois, il n'y a pas de réseau tout court.

« Off February » de fait

3,15 millions d'utilisateurs actifs des réseaux sociaux à Madagascar, soit 10,9 % de la population : des statistiques qui résultent d'un recensement effectué en janvier 2022, selon un rapport annuel de « We Are Social ».

Quatre ans après, le nombre a certainement augmenté, quoique cette agence internationale née de l'ère du web social n'ait pas encore publié les chiffres de 2025. Si les Français passent en moyenne 1h48 par jour sur les réseaux sociaux, qu'en est-il pour les Malgaches ?

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Et combien sont-ils prêts à ne pas « scroller » pendant 28 jours ? S'agissant d'une action collaborative, tout dépend évidemment de la volonté des un(e)s et des autres. Pour avoir une idée de l'adhésion commune à cette pause numérique, on pourrait organiser un mouvement collectif, tel que ce sera le cas ce samedi à Marseille, où aura lieu une marche dont la distance est l'équivalent de celle parcourue par les pouces à « scroller » pendant le mois de février.

À Madagascar, le degré d'addiction car c'en est une aux réseaux sociaux est fonction de la connexion et du pouvoir d'achat des internautes. 200 mégas de 1 000 ariary suffisent juste à être connecté pendant quelques minutes.

Le temps de quelques « j'aime ». Pour bon nombre de facebookers et autres utilisateurs de TikTok, Instagram..., la déconnexion ne se limite pas au seul mois de février. Déjà que pour réinstaller les applications, notamment celles dédiées aux réseaux sociaux, il faut être connecté.

Pour un certain nombre d'internautes, il peut y avoir un « Off February » de fait, faute de connexion. À l'instar de ceux qui ont observé un « Dry January » par manque d'argent. Dans l'un comme dans l'autre cas, le but est de reprendre le contrôle de soi par rapport à une addiction.

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