Miss Joyce s'apprête à faire vibrer l'Hexagone Depuis le 29 janvier et jusqu'au 18 février prochain, la rappeuse originaire de Toamasina entame une tournée française au calendrier bien rempli. Strasbourg, Lille, Nantes, Lyon... autant d'escales où l'artiste ira à la rencontre de la diaspora malgache et d'un public français de plus en plus curieux de son univers musical. Cette tournée est aussi l'occasion pour Joyce Mena de défendre sur scène Nenga, son dernier opus officiellement dévoilé en novembre 2024.
Mais au-delà de la simple série de concerts, ce tour de France revêt une portée symbolique forte : celle de l'exportation de la sonorité urbaine malgache. Depuis plus d'une décennie, celle que l'on surnomme la reine du rap de Tamaga règne sur la scène locale avec constance.
Une longévité qui, selon ses proches, repose sur deux piliers essentiels : la patience et la passion. Comme le souligne René Pascal Rakotondrainibe, Joyce Mena et son équipe n'ont jamais cessé d'explorer des chemins susceptibles de porter la musique malgache vers l'international.
Leur ambition est claire : voir cette musique franchir les frontières, toucher la jeunesse du monde à travers le rap, le RnB, le dancehall ou le reggae, tout en restant profondément ancrée dans les rythmes traditionnels tels que le salegy, le watsawatsa, le vakisôva ou encore le tsapiky.
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Les années, riches en élan et en expériences, ont affiné l'inspiration de l'artiste. Avec Azovy zah, Joyce Mena amorce un tournant artistique. Peu à peu, elle s'éloigne de l'égotrip, cet exercice de style où le rappeur s'érige en figure unique, pour embrasser une écriture plus consciente.
Le temps a fait son oeuvre : la femme a mûri, l'artiste s'est affirmée. Désormais, Joyce Mena se positionne comme une rappeuse engagée, portant haut les couleurs de Madagascar et faisant résonner sa voix bien au-delà de l'océan Indien.