Depuis que deux cas d'infection au virus Nipah ont été détectés dans l'État du Bengale-Occidental en Inde et confirmés en laboratoire. Vu le nombre de déplacements entre Maurice et la Grande péninsule, le ministère de la Santé a renforcé sa surveillance des passagers venant de cet État indien.
Le ministère de la Santé mauricien suit de près l'évolution de la situation et se veut rassurant. Bien qu'aucun cas n'ait été détecté localement à ce stade, les services de santé ont activé leurs protocoles de vigilance. Selon le Dr Ahmad Peerally, Acting Superintendent de l'hôpital de Souillac, le centre d'isolement de cet établissement est «pleinement opérationnel et équipé comme cela avait été le cas durant la pandémie de Covid-19». Il assure que le personnel, des infirmiers aux médecins, reste en alerte et se tient prêt à faire face à toute situation liée au virus Nipah, comme pour toute autre menace infectieuse.
De son côté, le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé, confirme qu'aucun cas de Nipah n'a été enregistré dans le pays jusqu'à présent. Il souligne toutefois que la prévention repose sur une détection précoce et une réaction rapide.
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Les autorités de l'aéroport sir Seewoosagur Ramgoolam ont renforcé la surveillance des vols en provenance de ce pays. Les Mauriciens et les visiteurs arrivant du Bengale-Occidental feront l'objet d'un suivi médical strict pendant 21 jours. Une hotline dédiée, le 8924, a également été mise en place pour répondre aux interrogations du public.
En cas d'apparition des symptômes, les personnes concernées seront transférées vers l'hôpital de Souillac pour y être isolées et prises en charge tandis que le laboratoire national dispose, selon le ministère, des ressources humaines et techniques nécessaires pour réaliser les tests requis.
Les autorités appellent à la prudence pour les voyageurs se rendant dans certaines régions de l'Inde. Elles recommandent notamment un lavage fréquent des mains et un nettoyage soigneux des fruits avant consommation, des gestes simples mais essentiels pour réduire les risques sanitaires et limiter toute propagation potentielle.
Depuis le 26 janvier, le National IHR Focal Point for India de l'Inde a informé l'Organisation mondiale de la santé que deux cas d'infection au virus Nipah avaient été détectés chez des professionnels de santé travaillant dans le même établissement privé à Barasat, dans le district de North 24 Parganas dans l'État du Bengale-Occidental. Cette annonce a rapidement suscité l'attention des autorités sanitaires régionales, compte tenu du caractère potentiellement grave de cette maladie virale.