Comme annoncé la veille, la grève des taxis a effectivement pris forme dans la matinée du lundi 2 février 2026. Dans toute la ville, aucune trace de la circulation de ces véhicules, essentiels au quotidien des populations, n'était visible.
Cette grève est liée aux difficultés d'approvisionnement en gaz, consécutives à la traque des véhicules de transport en commun qui utilisent ce type de carburant. Cette opération s'intensifie à l'échelle nationale, particulièrement à Yamoussoukro, où se multiplient les descentes des équipes de la Direction générale des hydrocarbures (Dgh), appuyées par l'Unité de lutte contre la criminalité transnationale organisée (Uct).
Cette situation affecte fortement le fonctionnement des taxis, qui ont donc décidé de cesser le travail. Les populations, dans leur ensemble, ont été surprises par cet état de fait, d'autant plus que certains chauffeurs envisageaient plutôt une augmentation des tarifs que le recours à la grève.
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Finalement, l'option du débrayage a été retenue, et ce, jusqu'au 4 février 2026, compliquant ainsi l'accès aux différents lieux de travail, aux écoles et à d'autres services essentiels. Au moment où nous mettions en ligne, des négociations étaient en cours entre les responsables du Haut conseil du transport et ceux de l'administration. Il convient de rappeler que cette traque s'inscrit dans une série d'actions coup de poing lancées depuis le début du mois de janvier dans plusieurs villes du pays.