Cameroun: Affaire bébé Mathis - L'artiste Lydol dément toute corruption de juge

3 Février 2026

Une nouvelle tourmente secoue l'affaire judiciaire la plus médiatisée du Cameroun. L'artiste Lydol, fille du principal accusé, monte au créneau pour démentir catégoriquement des rumeurs virales l'accusant d'avoir corrompu un magistrat. Ce démenti intervient dans un procès pénal déjà ultrasensible, où la peine de mort a été requise contre son père.

Un démenti formel face aux rumeurs

Dans un communiqué publié ce lundi, Lydol, a fermement nié les allégations circulant sur les réseaux sociaux. Elle affirme n'avoir « aucun contact avec un juge » et n'avoir « corrompu qui que ce soit » dans le cadre de l'affaire Mathis. Ces rumeurs l'accusaient d'avoir versé huit millions de FCFA à un magistrat. L'artiste réitère sa confiance dans la justice camerounaise et son seul souhait : que le droit soit rendu dans le respect strict des lois. Ceci survient après une audience de jugement très attendue le 14 janvier dernier.

Le rappel des faits sordides

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L'affaire remonte à la nuit du 10 mai 2025 à Yaoundé. À la suite d'une altercation dans un bar du quartier Ngoa-Ekélé, Dagobert Nwafo est accusé d'avoir porté des coups de couteau mortels à un enfant de six ans, Mathis. L'accusé, placé en détention à la prison de Kondengui, a évoqué lors de sa garde à vue un état d'ivresse et une amnésie partielle. Le ministère public a requis la sanction maximale pour meurtre avec préméditation, relançant un débat national profond sur la peine capitale au Cameroun.

Un débat sociétal qui dépasse le prétoire

Au-delà des faits, ce procès est devenu le miroir de tensions sociales et de questions éthiques majeures. La requête d'une condamnation à mort par le parquet place la justice face à ses propres principes. L'affaire suscite une forte émotion publique, entre demande de justice exemplaire pour la victime et interrogations sur le système pénal. Les démentis de la famille de l'accusé tentent de contrer une opinion déjà fortement mobilisée.

Dans une affaire où l'émotion collective est à son paroxysme, la justice parviendra-t-elle à rendre un verdict perçu comme équitable par une société entière ?

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