Cameroun: Le ralliement qui durcit le front du boycott électoral

3 Février 2026

Un nouveau signal de radicalisation politique émerge au Cameroun. À l'approche des élections législatives et municipales, un élu local officialise son adhésion à un parti qui prône le refus catégorique de participer au scrutin. Cette décision renforce une ligne de contestation ouverte et plonge le paysage politique dans une incertitude profonde.

Un engagement aux conséquences immédiates

Joseph Espoir Biyong, adjoint au maire de Douala 5e, a pris sa carte de militant au Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC). Ce ralliement officialise un soutien de longue date et marque son retour dans l'arène partisane après quatre ans d'absence. L'acte est fortement symbolique et s'accompagne d'une position politique sans ambiguïté : le boycott du double scrutin de 2026. Il justifie cette posture par une fidélité absolue à la vision d'Issa Tchiroma Bakary, le leader du FSNC qui conteste les résultats de la dernière présidentielle.

La stratégie de la confrontation

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Cette adhésion valide et renforce la doctrine de fermeté du FSNC. Depuis l'étranger, Issa Tchiroma Bakary a ordonné à son mouvement de ne participer à aucune élection tant que sa propre victoire ne serait pas reconnue. Cette stratégie isole le parti au sein d'une opposition divisée, alors que d'autres coalitions choisissent au contraire le chemin des urnes pour tenter d'obtenir une majorité parlementaire. Le pays semble s'enfoncer dans une impasse, entre un pouvoir affaibli et des oppositions aux logiques contradictoires.

La question centrale demeure : dans un climat de défiance institutionnelle, le boycott est-il l'ultime arme de protestation ou le signe d'un renoncement à changer le système de l'intérieur ?

AllAfrica publie environ 500 articles par jour provenant de plus de 80 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.