Un nouveau signal de radicalisation politique émerge au Cameroun. À l'approche des élections législatives et municipales, un élu local officialise son adhésion à un parti qui prône le refus catégorique de participer au scrutin. Cette décision renforce une ligne de contestation ouverte et plonge le paysage politique dans une incertitude profonde.
Un engagement aux conséquences immédiates
Joseph Espoir Biyong, adjoint au maire de Douala 5e, a pris sa carte de militant au Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC). Ce ralliement officialise un soutien de longue date et marque son retour dans l'arène partisane après quatre ans d'absence. L'acte est fortement symbolique et s'accompagne d'une position politique sans ambiguïté : le boycott du double scrutin de 2026. Il justifie cette posture par une fidélité absolue à la vision d'Issa Tchiroma Bakary, le leader du FSNC qui conteste les résultats de la dernière présidentielle.
La stratégie de la confrontation
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Cette adhésion valide et renforce la doctrine de fermeté du FSNC. Depuis l'étranger, Issa Tchiroma Bakary a ordonné à son mouvement de ne participer à aucune élection tant que sa propre victoire ne serait pas reconnue. Cette stratégie isole le parti au sein d'une opposition divisée, alors que d'autres coalitions choisissent au contraire le chemin des urnes pour tenter d'obtenir une majorité parlementaire. Le pays semble s'enfoncer dans une impasse, entre un pouvoir affaibli et des oppositions aux logiques contradictoires.
La question centrale demeure : dans un climat de défiance institutionnelle, le boycott est-il l'ultime arme de protestation ou le signe d'un renoncement à changer le système de l'intérieur ?