Des jeunes leaders, étudiants et aspirants politiques décident de de vulgariser les contenus des accords de paix de Washington et de Doha.
Ils ont levé cette option lors de leur rencontre organisée lundi 2 février à Kinshasa dans le cadre du projet « Tufaulu Pamoja » (Réussissons ensemble). Ces jeunes s'engagent également à créer une dynamique spécialisée : une structure dédiée spécifiquement aux problèmes de la jeunesse dans les zones de conflit. Ils se proposent de répertorier les jeunes leaders capables de porter la voix de la RDC dans les instances de décision internationales. Cet engagement marque une volonté de la jeunesse congolaise de ne plus subir les crises, mais de participer activement à la définition d'un nouvel agenda sécuritaire pour le pays.
Alors que la situation sécuritaire dans l'Est demeure préoccupante, cette initiative vise à transformer les jeunes, souvent spectateurs des décisions diplomatiques, en acteurs majeurs de la cohésion nationale. Prenant la parole devant une assemblée de structures de jeunesse diversifiées, le président du Conseil national de la Jeunesse (CNJ), Claude Mbuyi, a insisté sur la responsabilité collective. « J'invite ici à l'engagement patriotique et au vivre ensemble pour que ce pays puisse connaître une paix durable. Si chaque jeune posait une action en faveur de la paix, nous la construirions de manière collective », a-t-il déclaré.
S'approprier les accords pour mieux décider
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L'un des points d'orgue de cet échange a été la nécessité pour la jeunesse de maîtriser les dossiers techniques de la diplomatie congolaise. Pour Benny Neze, présidente de la Dynamique nationale pour l'unité, la paix et la sécurité, la présence des jeunes à la table des négociations ne doit pas être symbolique, mais basée sur l'expertise.
« Les jeunes doivent étudier les accords, savoir ce qui relève de la responsabilité de la RDC pour formuler des propositions concrètes. On ne peut pas aller à la table des décisions sans savoir pourquoi nous y sommes », a-t-elle martelé.