The Muslim Footprint a présenté, hier, face à la presse, sa position et ses propositions pour la réforme électorale à venir. Le message est clair : le Best Loser System (BLS) doit être maintenu, quelles que soient les évolutions envisagées.
Pour Junaid Fatehmamode, président du mouvement, ce mécanisme constitutionnel a joué, et joue encore, un rôle essentiel dans la stabilité politique du pays et la protection des minorités. «Les pères fondateurs de la Constitution avaient pleinement conscience de la nécessité d'assurer une représentation équitable des différentes communautés», a-t-il rappelé.
Le mouvement propose un modèle alternatif baptisé Maximum Stability Electoral Reform Model, pensé pour éviter toute fragilisation de l'exécutif. Parmi les changements avancés : une réorganisation administrative, avec l'intégration complète de la circonscription n° 4 (Port-Louis-Nord- Montagne-Longue) à la municipalité de Port-Louis, afin d'en faire un bloc entièrement urbain.
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Le pays serait ainsi structuré autour de deux grandes zones électorales, urbaine et rurale, dans une logique strictement séculière. Le modèle repose surtout sur des garde-fous de stabilité. D'une part, une clause constitutionnelle empêcherait la proportionnelle de réduire une majorité des deux tiers obtenue au suffrage direct. D'autre part, lorsque cette majorité n'est pas atteinte, le parti arrivé en tête conserverait un avantage minimum de dix sièges, afin de garantir une gouvernance fonctionnelle.
Point central : la proportionnelle coexisterait avec le BLS, que The Muslim Footprint considère comme un filet de sécurité pour les minorités. Le mouvement estime toutefois que toute réflexion sur l'avenir du BLS doit se faire en concertation avec les communautés concernées. Selon le mouvement, des simulations basées sur les dernières élections générales montrent que ce modèle permettrait de concilier représentation, stabilité et respect du mandat populaire, sans bouleverser l'équilibre institutionnel du pays.