Le Port de Douala n'est pas la seule entreprise publique en difficulté. Un débat virulent agite le secteur des télécoms, pointant une situation paradoxale au sein de Camtel, l'opérateur public historique.
La dépendance humiliante
Le cœur de la polémique repose sur un constat accablant : Camtel, censé être le pilier national, apparaît aujourd'hui structurellement dépendant des réseaux de ses concurrents privés, Orange Cameroun et MTN. Des voix s'élèvent pour dénoncer une subordination technique et économique qui illustrerait un échec de la gouvernance publique.
Un symbole de gestion calamiteuse
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Pour ses détracteurs, cette situation est le paroxysme d'une gestion désastreuse. Comment un opérateur privé peut-il offrir un réseau fluide tandis que son fournisseur public, supposé disposer de l'infrastructure souveraine, est en lutte ? Cette inversion des rôles nourrit un profond sentiment d'indignation et une remise en cause radicale du modèle.
L'appel à un sursaut patriotique
Face à ce scandale, l'appel est lancé pour un retour à une gestion patriotique et compétente. Les noms d'hommes d'affaires ou de sportifs nationaux sont avancés comme symboles d'une expertise dévouée au développement national, par opposition à une élite perçue comme schizophrène et complice d'intérêts étrangers.
La dignité d'une nation ne passe-t-elle pas par la maîtrise de ses infrastructures stratégiques ?