Congo-Kinshasa: Le pays renforce sa préparation financière face aux catastrophes et aux chocs climatiques

communiqué de presse

Kinshasa — Un nouveau rapport du groupe Banque mondiale, en partenariat avec le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), identifie des réformes prioritaires pour mieux protéger le gouvernement, les ménages et les entreprises contre les catastrophes naturelles et chocs climatiques. Il sert de base à l'élaboration d'une Stratégie nationale de financement des risques de catastrophe et soutiendra le dialogue avec les partenaires.

Le Diagnostic du Financement des Risques de Catastrophe analyse les mécanismes actuels de financement de la réponse aux catastrophes ainsi que les priorités, marquant une étape essentielle pour améliorer la capacité du pays à financer et à gérer les catastrophes d'origine naturelle et les chocs climatiques. Étant donné l'exposition élevée du pays aux inondations, épidémies, glissements de terrain, éruptions volcaniques et sécheresses qui ont affecté plus de huit millions de personnes au cours des deux dernières décennies, ce diagnostic souligne l'urgence de renforcer la préparation financière des populations les plus vulnérables.

Principales conclusions

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  • Un déficit de financement important : Les besoins annuels moyens pour répondre aux inondations et épidémies sont estimés à 62 millions USD, tandis que les événements graves peuvent coûter jusqu'à 389 millions USD pour une inondation majeure ou 60 millions USD pour une épidémie grave. Le budget gouvernemental actuel est de 3,5 millions USD par an.
  • Une forte dépendance à l'aide humanitaire post-catastrophe plutôt que la prévention et le renforcement de la résilience
  • Des mécanismes nationaux limités : Les financements disponibles sont insuffisants, avec 61 % de probabilité que le budget soit épuisé chaque année.
  • Des instruments pré-arrangés prometteurs : En cours de négociation, ils pourraient augmenter la capacité de réponse du gouvernement et permettre d'aider 280 000 à 3,4 millions de personnes dès 2026.
  • Renforcement de la coordination institutionnelle : Le règlement adopté en 2025 vise à remédier à la fragmentation actuelle et à améliorer la réponse opérationnelle.

« Ce diagnostic illustre la nouvelle Knowledge Bank, c'est-à-dire la production par la Banque mondiale d'analyses de pointe, à la fois pratiques et directement exploitables par le Gouvernement et les autres partenaires. C'est la première fois qu'un rapport fournit des estimations des coûts des catastrophes en RDC et détaille le rôle ainsi que les responsabilités des institutions impliquées dans le financement et la réponse aux catastrophes. Parce que les crises ne doivent pas être traitées comme des surprises, nous sommes fiers de renforcer la préparation financière du gouvernement face aux catastrophes et de préparer des opérations qui augmenteront les financements pré-arrangés disponibles, permettant au Gouvernement de réagir rapidement afin de favoriser une reprise économique plus rapide. » indique Albert Zeufack, Directeur des opérations, pour la Banque Mondiale en Angola, au Burundi, en RDC et a São Tome et Principe.

Pour plus d'informations sur le travail de la Banque mondiale en matière de financement des risques de catastrophe, veuillez consulter le site du Programme de financement et d'assurance des risques de catastrophe.

 

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