Deux mois après le décès en détention d'Anicet Georges Ekane, président du MANIDEM, sa famille lance un cri du coeur. La dépouille mortuaire est toujours retenue à la morgue de l'Hôpital central de Yaoundé, privant les proches du droit fondamental à la sépulture.
Une autopsie contestée
Les circonstances troubles du décès au Centre médical de la Gendarmerie ont motivé une enquête. Une autopsie unilatérale a été pratiquée, sans la participation des experts demandés par la famille. Cette procédure accentue le sentiment d'injustice.
La lettre ouverte au président
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Dans une lettre ouverte adressée à Paul Biya, la famille en appelle à la dignité humaine et au rôle de garant du chef de l'État. Elle souligne la contradiction entre la recherche de vérité et l'aggravation de la souffrance par la rétention du corps.
L'enjeu au-delà du judiciaire
L'affaire dépasse le cadre légal et touche à l'éthique. Un État fort peut-il enquêter sans nier le droit au deuil ? La prolongation de cette attente devient une punition collective pour une famille déjà éprouvée.
Où s'arrête la raison d'État et où commence l'impératif humanitaire ?