Congo-Kinshasa: Est de la RDC - L'AFC/M23 revendique les attaques de drones sur l'aéroport de Kisangani

Les rebelles de l'AFC/M23 ont revendiqué l'attaque par drones de l'aéroport de Bangoka dans la ville de Kisangani, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Samedi 31 janvier et dimanche 1er février, les autorités de la Tshopo avaient accusé les rebelles d'être à la base des attaques qui ont visé l'aéroport de Kisangani avant d'être maîtrisées par l'armée et partenaires.

Selon le groupe armé AFC/M23, le but de la manoeuvre était de détruire le centre de commandement des drones militaires installé dans l'aéroport de Kisangani, une ville de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) situé à 500 km à vol d'oiseau de Goma, contrôlée depuis un peu plus d'un an par les rebelles.

Dans un communiqué publié dans la nuit du mardi 3 au mercredi 4 février 2026, le mouvement rebelle soutenu par le Rwanda affirme que ce centre constituait le principal dispositif de planification d'attaques visant les populations civiles ainsi que les positions de l'AFC/M23 dans le Masisi, à Walikale, Rutshuru, Lubero, Kalehe, Mwenga et Minembwe.

Un avertissement pour l'AFC/M23

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Cette attaque de drone kamikaze de l'aéroport international à Kisangani, comme l'ont dénoncé les autorité provinciales, c'est le nouveau développement dans ce conflit plus à l'est. Ce conflit oppose Kinshasa et l'AFC/M23, alors que, lundi, les deux parties ont signé à Doha les termes de référence confiant à la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), le mandat de surveillance et de vérification du cessez-le-feu.

Corneille Nanga, coordonnateur de l'AFC/M23, a indiqué sur son compte X que l'attaque de l'aéroport de Kisangani est un avertissement transmis aux autorités congolaises qui trace une ligne rouge. Le recours aux drones et aux mercenaires n'est ni exclusif, ni réservé à la RDC, menace l'AFC/M23 dans son communiqué.

Les autorités de la province de la Tshopo avaient accusé l'AFC/M23 soutenu par le Rwanda d'être derrière cette attaque. Ils avaient appelé la population au calme après l'incident.

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