Où sont les 2 000 lampadaires solaires promis par SUNNA DESIGN au CERAC en avril 2025 ? Cette promesse publique, non tenue près d'un an plus tard, jette une lumière crue sur un contrat bien plus conséquent. Le même entrepreneur a décroché un marché de gré à gré de 21,4 milliards FCFA pour illuminer 360 communes.
Une affaire qui éclaire les dysfonctionnements
Le 17 avril 2025, la firme s'engageait lors d'un événement officiel. En février 2026, aucune trace des équipements. Pendant ce silence, l'État camerounais attribuait sans appel d'offres un méga-contrat à cette entreprise. La logique interroge : comment croire en sa capacité à livrer 21 500 unités quand elle échoue sur un don de 2 000 ?
Le prix douteux de l'opacité
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Le coût unitaire avoisine le million de francs CFA. Une étude comparative révèle des écarts saisissants. Au Togo, une commande similaire a coûté près de deux fois moins cher par borne. Cette différence de traitement commercial pose une question fondamentale de gouvernance et de gestion des deniers publics. Pourquoi le contribuable camerounais paie-t-il un tel surcoût ?
L'opportunité industrielle sacrifiée
Cette enveloppe budgétaire colossale représentait une chance. Elle aurait pu financer une usine locale d'assemblage, créer des emplois techniques durables et ancrer une compétence nationale dans les énergies renouvelables. À la place, elle valide un schéma d'importation et de dépendance, sans transfert de technologie visible.
Les vrais enjeux derrière les luminaires
Au-delà de l'éclairage public, ce dossier met en lumière des pratiques opaques de passation de marchés. Il questionne la priorité donnée à l'enrichissement privé face au développement industriel national. L'absence de reddition des comptes sur le don initial symbolise un mépris pour les engagements pris envers la société civile et les institutions.
Un pays peut-il s'éclairer durablement avec des contrats qui préfèrent l'ombre à la transparence ?