Afrique: Sommet international du Nigeria sur l'énergie - La sécurité énergétique pour un avenir partagé au centre des débats

4 Février 2026

Le 9e sommet international du Nigeria sur l'énergie (Nies) s'est ouvert officiellement, hier mardi 3 février, à la Villa d'État, à Abuja, avec la participation de plusieurs délégués venus de divers horizons. La Côte d'Ivoire y était représentée par le ministre des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, qui avait à ses côtés, l'ambassadeur, Traoré Kalilou.

Des réflexions, il y en a eu ; des débats d'idées, des propositions de pistes, des engagements également. Le 3 février 2026, dans la grande salle des congrès de la Villa d'État d'Abuja, les énergies se sont côtoyées sans faire de feu, mais indiquer là où le feu peut surgir pour faire barrière et aller au développement.

Tel est l'enjeu principal de ce sommet international qui traduit la volonté du Nigeria et des dirigeants africains de diagnostiquer un secteur à fort potentiel qui ne bénéficie pas vraiment aux populations, mais plutôt constitue une source d'insécurité et de conflits.

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Le Nigeria, grand pays producteur de pétrole, cité dans le monde de l'industrie énergétique, veut être en avant-garde de ces réflexions qui feront de l'énergie un facteur de paix, de cohésion et de sécurité. Presque la douzaine d'intervenants au pupitre ont convergé vers une solution commune qui vise à améliorer les conditions de vie des populations et d'assurer une bonne santé aux économies nationales.

Il s'agit, selon les experts, de faire de l'énergie un catalyseur de la paix régionale et de développement économique. Ils partent du constat selon lequel le système énergétique est en train d'être envahi par des conflits.

La solution, selon le président des producteurs indépendants du pétrole au Nigeria, Adegbite Falade, l'avenir glorieux du secteur de l'énergie dépend des exportations, de la croissance de l'industrie des hydrocarbures, de la production gazière, pétrolière et de la consommation locale.

Pour y arriver, il propose de faire fructifier le capital du privé, de réduire la "bureaucratie, de renforcer la confiance des investisseurs et, surtout, il encourage les dirigeants à lutter pour l'accès facile aux capitaux.

C'est pourquoi il a salué l'opérationnalisation, dans les mois à venir, de la Banque africaine de l'énergie (Aeb) dont le siège a été remis, lundi, au ministre Sangafowa-Coulibaly.

Pour Bshir Bayo Ojulari, Pdg de la société nationale de pétrole (Nnpcc), « l'énergie n'est pas seulement un secteur mais le sang qui permet d'avoir la paix, la sécurité », dans la mesure où le secteur de l'énergie, des hydrocarbures, crée de l'emploi. Il propose par ailleurs que les acteurs fassent en sorte que l'énergie ne soit pas un luxe, mais un secteur qui favorise la cohésion et la paix, quand il est accessible à tous.

Pour de nombreux intervenants, comme le ministre nigérian des Ressources pétrolières, Dr Heineken Lokpobiri, le sommet du Nigeria est une plateforme d'appel à l'action « pour faire reculer la pauvreté énergétique. Et le président de la Gambie, Adama Barro, de renchérir en ces termes : « L'énergie est un facilitateur implicite du développement. Mal gérée, cette énergie est source de conflits, bien distribuée, elle est source de cohésion et de paix ».

C'est un impératif pour l'Afrique de soutenir l'initiative du Nigeria afin de promouvoir l'énergie comme facteur de paix et de sécurité.

Le vice-Président, le sénateur Kashim Shettima, représentant le Président, commandant en Chef des forces armées de la République fédérale du Nigeria, Bola Ahmed Tunubu, estime que « l'énergie est le coeur de la stabilité ».

D'où son appel au renforcement de « l'inclusion et des relations internationales », tout en saluant une fois de plus ce sommet qui est une plateforme de premier plan d'investissement et d'innovation au service de la politique énergétique du continent.

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