Pour faire face à la recrudescence des accidents mortels sur les routes du pays, le ministre des Transports terrestres et aériens a rencontré les acteurs du secteur hier, mardi, à Diamniadio. Une rencontre qui a permis aux acteurs de s'entendre autour de 07 mesures conservatoires, pour freiner le fléau, en attendant l'achèvement des réformes structurelles engagées et la mise en oeuvre du plan global de sécurité routière.
Le ministre des Transports terrestres et aériens a annoncé les mesures transitoires arrêtées, d'un commun accord avec les acteurs du secteur des transports, pour endiguer le fléau des accidents de la circulation qui, selon lui, « a pris des allures mortelles ». Une situation qui appelle, selon Yankhoba Dièmé, un sens des responsabilités des différents acteurs mais surtout des mesures fortes de la part de l'Etat.
C'est dans ce sens que le ministre a rendu publiques les mesures conservatoires arrêtées à l'issue des concertations, en attendant la finalisation et la mise en oeuvre des 25 mesures qui ont été retenues au terme des Etats-généraux du transport. Parmi ces mesures transitoires, le rappel des véhicules de transport urbain et interurbain pour des opérations de vérifications techniques à Dakar et à Diamniadio. Ainsi, c'est une flotte composée de 6886 véhicules de 12 à 19 places, dont l'âge moyen tourne autour de 24 ans et qui sont souvent impliqués dans les accidents qui vont faire l'objet d'une visite technique et d'une vérification de conformité.
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Le ministre a annoncé « le rappel de l'ensemble des autocars interurbains dénommés « Cheikhou Chérifou » afin de procéder à une vérification approfondie de leur conformité administrative, technique et réglementaire. Durant une période de deux mois, tous les minicars comportant entre 12 et 19 places devront se présenter à Dakar pour un contrôle technique spécifique. Les véhicules jugés conformes seront autorisés à poursuivre leurs activités. Certains véhicules devront effectuer des corrections sur leur carte grise afin d'assurer l'adéquation entre le véhicule et ses documents administratifs. D'autres feront l'objet d'une contre-visite à l'issue de la prise en compte des réserves mentionnées dans les procès-verbaux ».
En plus de cette visite technique, une vérification de conformité sera faite pour voir la conformité des véhicules concernés avant toute immatriculation. « Une fois ce contrôle spécifique effectué, l'immatriculation des véhicules de transport interurbain sera subordonnée à l'aménagement préalable d'espaces dédiés aux bagages à l'intérieur de ces véhicules. Un contrôle renforcé sera également appliqué au respect des hauteurs de chargement sur les véhicules déjà en exploitation, conformément à la réglementation en vigueur ».
A côté de ces mesures phares, le ministère et les acteurs ont convenu de la centralisation des procédures de réception technique pour tout nouveau véhicule de ce type, de l'obligation stricte d'opérer exclusivement à partir des gares routières autorisées, conformément à la réglementation en vigueur, de l'intensification des contrôles routiers sur les principaux axes du renforcement de la lutte contre le maraudage et le transport irrégulier et le renforcement des actions de sensibilisation à l'endroit des conducteurs et transporteurs.
Avec ces mesures, les autorités espèrent une réduction immédiate des accidents et des risques, en attendant le déploiement intégral du plan global de sécurité routière. Ce plan prévoit le contrôle automatisé et la vidéoverbalisation, l'installation de balises de géolocalisation et la limitation des vitesses des véhicules de transport public à 80 voire 90 km/h maximum et le renouvellement progressif du parc.