Engagé dans la vie politique ivoirienne, Gnionty Angelesse Jacquelin Gbé évoque les motivations de son entrée dans l'arène politique, son expérience de terrain dans le département de Kouibly lors des législatives de 2025 et sa vision d'une gouvernance axée sur la paix, l'inclusion et la jeunesse.
Qu'est-ce qui a motivé votre engagement en politique ?
Mon engagement est né d'une prise de conscience progressive de la situation de notre pays. J'ai grandi dans un environnement marqué par le manque d'opportunités et les inégalités. La crise post-électorale de 2010-2011 a été un tournant : elle a montré combien la politique pouvait diviser et faire souffrir. J'ai alors estimé qu'il fallait agir pour défendre la justice, l'équité et la solidarité.
Quelle est la philosophie de votre formation politique ?
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L'Alliance des démocrates populaires (Addp) repose sur la promotion de la paix et de la réconciliation, la lutte contre la corruption et la défense des droits des citoyens, notamment des plus vulnérables. Nous privilégions une approche inclusive et participative, orientée vers le développement durable.
Comment qualifier l'alliance nouée lors des échéances de 2025 ?
Avec le Groupement des partenaires politiques pour la paix (Gp-Paix), Il s'agissait d'une alliance stratégique, fondée sur des objectifs communs de stabilité et de développement, avec également une dimension générationnelle pour préparer l'avenir des jeunes.
Pourquoi avoir choisi le département de Kouibly lors des législatives de 2025 ?
Kouibly est une zone à fort potentiel, mais confrontée à de nombreux défis. J'y ai des racines familiales profondes, particulièrement à Datouzon. C'est un territoire qui me tient à coeur et que je souhaitais servir.
Que retenez-vous du contact avec les populations ?
J'ai surtout retenu l'importance de l'écoute. Les populations ont évoqué les difficultés d'accès à l'eau, à la santé, à l'éducation et les défis agricoles. Malgré tout, leur résilience et leur solidarité m'ont profondément marqué.
Être jeune en politique, est-ce un obstacle ?
Il y a des défis, notamment le scepticisme, le manque de moyens et les critiques liées à l'âge. J'y ai répondu par le travail de terrain, la proximité avec les populations et la fidélité à mes valeurs.
Quelle vision portez-vous pour l'avenir politique du pays ?
Je souhaite une politique plus inclusive, où les jeunes participent réellement aux décisions. À long terme, je rêve d'une Côte d'Ivoire où la politique est synonyme de service, de transparence et de développement durable, avec une gouvernance locale renforcée.