Sénégal: Kaolack - La production de connaissances en matière d'adaptation au changement climatique au menu d'un atelier

Kaolack — Différentes organisations faitières ont partagé leurs expériences sur la production de connaissances en matière d'adaptation au changement climatique, mercredi, à Kaolack (centre), au cours d'un atelier, à l'initiative de Enda Energie.

Cette activité de deux jours réunit différentes organisations venues de plusieurs régions du Sénégal pour pouvoir échanger et partager des expériences en termes de solutions locales pour s'adapter au changement climatique. "Il s'agit de solutions qui peuvent être comprises face à des problèmes environnementaux et à la question du changement climatique", a souligné Jean Pascal Corréa, coordonnateur des programmes à Enda Energie.

"L'idée est de savoir si est-ce que nous devons attendre que des solutions nous viennent d'ailleurs, que des politiques au niveau national nous apportent soulagement ? La réponse spontanée, même si elle n'a pas été fondamentalement réfléchie, a le mérite d'être celle des populations à la base pour lutter contre la dégradation des terres, la déforestation, pour gérer les inondations, les questions de santé animale, entre autres", a soutenu M. Corréa.

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Estimant qu'il faut faire émerger ces solutions, Jean Pascal Corréa pense que la contribution de ces organisations doit également être accessible aux élus territoriaux afin qu'ils sachent qu'elles participent au développement local, à l'adaptation au changement climatique et au mieux-être des populations. A cette échelle locale, il croit qu'il faut inscrire l'action dans les priorités de développement local, en ayant comme ligne de mire les ODD (Objectifs de développement durable).

"Parce que nous contribuons à leur atteinte par échelle, en remontant ce que chaque territoire est en train de faire comme contribution au mieux-être des populations", a-t-il dit, estimant que ces organisations doivent aussi montrer leur apport. "Il faut que ce qui se fait à la base soit remonté vers les niveaux de décision", propose M. Corréa.

"Cela permet de mobiliser des réponses d'envergure plus techniques et surtout de financements liées à l'action climatique et qu'en retour, cela puisse ruisseler, soutenir et renforcer ces réponses que les populations sont en train de proposer", a-t-il indiqué. Le secrétaire général de l'Union des regroupements paysans de Ngaye Méckhé, dans le département de Tivaouane (ouest), Ndiakhate Fall, pense que cette rencontre est bien accueillie par les organisations paysannes et les communautés.

"Les communautés prennent beaucoup d'initiatives, mais malheureusement, il n'y a pas assez de communication autour d'elles (ces initiatives). Donc, c'est un atelier qui va nous permettre d'échanger nos expériences et d'élaborer un outil de plaidoyer auprès des décideurs pour qu'ils prennent en compte, dans les politiques publiques, les initiatives développées par les communautés à la base", a ajouté M. Fall.

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