Cote d'Ivoire: Développement énergétique/Concilier la demande et le potentiel d'approvisionnement - Le pays lancée dans une bonne dynamique

5 Février 2026

Le panel de haut niveau, animé le 3 février, à Abuja, par les ministres et les institutions internationales, a été l'occasion pour la Côte d'Ivoire de partager sa stratégie et ses ambitions dans un secteur énergétique en pleine mutation.

La deuxième phase du Sommet international du Nigeria sur l'énergie qui se tient du 2 au 5 février, à Abuja, a été marquée par un panel de haut animé par des ministres et responsables d'institutions opérant dans le secteur. Il avait pour thème : «Politique, risque et compétitivité : concilier la demande énergétique mondiale et le potentiel d'approvisionnement de l'Afrique».

La Côte d'Ivoire, qui prend activement part au sommet, a décliné ses ambitions dans un secteur en pleine expansion en Afrique. Le pays, qui connait une forte croissance dans les domaines pétrolier et gazier, se donne les moyens de structurer cette croissance. Cela, en vue de stimuler l'industrialisation et le développement du réseau électrique.

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Le directeur général des hydrocarbures, Bienvenu Essé, représentant le ministre des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, à ce panel, a confirmé la bonne santé du secteur de l'énergie en Côte d'Ivoire. « Plus de 90 % de notre production de gaz naturel est utilisé pour la produire de l'électricité. Le reste est alloué au secteur industriel.

Entre 2011 et 2024, la puissance installée est passée de 1 91 à 3 119 Mégawatts (MW). Notre ambition est de faire passer la capacité totale installée à 5 691 MW, dont 3 133 MW d'énergie thermique. Il s'agit également d'augmenter la production de gaz naturel, en guise de réponse à la stratégie nationale d'industrialisation et d'accès à l'électricité promu par le Président Ouattara », a-t-il déclaré.

Selon lui, la production de gaz naturel, qui devrait passer d'environ 300 à 600 mmpcj à l'horizon 2030, permettra de porter ces ambitions. Surtout que la Côte d'Ivoire est en phase d'élaboration du Gas master plan (Gmp), en collaboration avec un opérateur pétrolier privé et la Banque mondiale.

En clair, a-t-il précisé, il s'agira de développer les gisements de gaz, construire des infrastructures d'importation et d'exportation de gaz naturel, de transport d'hydrocarbures et de stockage massif dans des points stratégiques du pays. Cela, pour répondre aux besoins des industriels ivoiriens (les miniers) et des pays de l'hinterland.

La production d'électricité à partir de gaz, facteur de transformation qui est une option importante, constitue, depuis les années 1990, l'un des fondements de la stratégie énergétique du pays.

Environ 70 % de la production d'électricité provient des centrales thermiques. Les opérateurs pétroliers sont tous en activité sous le régime des contrats de partage de production encadrés par le Code pétrolier au profit des populations.

En outre, Bienvenu Essé a instruit les participants sur la volonté de la Côte d'Ivoire d'être un hub énergétique et logistique stable pour l'Afrique de l'Ouest francophone. Son argumentaire était basé sur les capacités du pays, « en matière de production énergétique, qui ne sont plus à démontrer ».

Et d'ajouter : « Afin de mieux servir les populations ivoiriennes et le tissu industriel qui s'accroit, nous avons récemment élaboré le plan directeur de la logistique pétrolière sur la période 2025-2030. Il consiste en la modernisation et l'accroissement substantiel de nos capacités de raffinage, la construction d'infrastructures de réception, d'exportation, de stockage massif et de transport d'hydrocarbures ».

Il a précisé que ces infrastructures permettront de rapprocher les sources d'énergie des consommateurs ivoiriens, notamment les miniers, et des pays avec lesquels la Côte d'Ivoire a des échanges énergétiques.

Dans la mesure où le pays s'est résolument engagé dans les projets de pipeline régionaux, dont le Wapgo et internationaux, entre autres, le projet Nmgp. En terme de perspectives, des études sont en cours pour la construction d'un pipeline bidirectionnel entre la Côte d'Ivoire et le Ghana.

Ces ambitions, soutenues par des réformes économiques, ne peuvent que renforcer la confiance des investisseurs et la gouvernance dans le secteur de l'énergie.

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