Niger: Uranium - Le pays veut à son tour poursuivre en justice le géant français Orano

Le Niger a annoncé porter plainte à son tour contre le géant français de l'uranium Orano, dont Niamey a nationalisé une filiale, invoquant notamment un préjudice écologique.

Le bras-de-fer se poursuit entre Niamey et Orano : voilà plusieurs mois que les autorités nigériennes et le géant français minier s'opposent en justice autour des réserves d'uranium de la Somair, nationalisée en juin dernier.

Et c'est donc une nouvelle étape dans ce feuilleton puisque le Niger a mis en place un comité d'experts chargé d'affûter les arguments du gouvernement et de documenter « les préjudices subis par le Niger » lors de l'exploitation de l'uranium par Orano.

C'est le ministre nigérien de la Justice, Alio Daouda, qui l'a annoncé le 4 février 2026 lors d'une conférence de presse : « Le Niger a décidé d'initier des procédures judiciaires contre Orano [...] devant les juridictions nationales et étrangères afin d'obtenir condamnation et réparation des préjudices subis. » Alio Daouda a dénoncé des terres « souillées par l'exploitation » et des « déchets toxiques [...] déversés à l'air libre ». En décembre, Niamey annonçait déjà son intention de porter plainte contre le géant français.

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Deux procédures en cours autour du stock d'uranium de la Somaïr

À ce jour, il existe deux procédures autour du stock d'uranium de la Somaïr. Le groupe minier estime en être toujours propriétaire quand Niamey avance la nationalisation du site. Il y a une procédure devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi) et l'autre devant la justice française. En décembre, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour vol en bande organisée dans le but de servir les intérêts d'une puissance étrangère.

Contacté, Orano n'a pas réagi pour le moment aux dernières annonces de Niamey.

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