La Bourse de Johannesburg a mis en oeuvre une version simplifiée de ses exigences en matière de cotation, achevant ainsi une refonte majeure de son cadre réglementaire visant à rendre les marchés de capitaux sud-africains plus faciles et moins coûteux d'accès.
Les nouvelles règles remplacent le cadre précédent et sont entrées en vigueur le 13 janvier 2026 pour les nouvelles cotations, les sociétés déjà cotées effectuant la transition à partir du 16 février. Cette réforme s'inscrit dans le cadre du projet de simplification du JSE, lancé en septembre 2023, qui a permis de réduire de plus de 50 % le volume global des règles d'admission à la cote, tout en maintenant les normes de divulgation et de protection des investisseurs.
Le cadre révisé est le fruit d'une vaste consultation avec les émetteurs, les investisseurs, les sponsors et d'autres acteurs du marché. La bourse a déclaré que ces changements sont au coeur de sa stratégie visant à améliorer l'attractivité du marché et à soutenir la levée de capitaux.
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Les principaux changements comprennent un régime révisé d'information préalable à la cotation, aligné sur la loi sur les sociétés, une section autonome plus claire sur la gouvernance et des seuils plus souples pour les opérations d'entreprise. L'approbation des actionnaires pour les émissions et les rachats d'actions a été ramenée de 75 % à 50 %. L'information financière a été rationalisée, remplaçant certaines informations pro forma par des explications narratives.
Les règles sectorielles ont également été assouplies, notamment les exigences en matière d'évaluation et d'information pour les sociétés immobilières et minières. Le JSE a également élargi la procédure accélérée de cotation secondaire pour les sociétés issues de bourses étrangères reconnues.
Points clés à retenir
La simplification des conditions d'admission à la cote marque un changement dans la manière dont le JSE concilie réglementation et compétitivité. Pendant des années, les émetteurs ont invoqué la complexité, le coût et le calendrier comme autant d'obstacles à la cotation ou au maintien de la cotation à Johannesburg. Le nouveau cadre répond directement à ces préoccupations. L'abaissement des seuils d'approbation et la réduction des obligations d'information donnent aux entreprises plus de souplesse pour lever des capitaux et effectuer des transactions. La suppression des attestations d'équité externes et le raccourcissement des exigences financières historiques réduisent les coûts de conseil, qui peuvent être importants pour les entreprises de taille moyenne. Les changements reflètent également les tendances mondiales. De nombreuses bourses ont simplifié leurs règles pour conserver leurs cotations face à la concurrence des marchés privés et des places offshore. En élargissant la procédure accélérée de cotation secondaire et en assouplissant les règles sectorielles, le JSE se positionne comme une option plus pratique pour les émetteurs locaux et internationaux. Les premiers signes indiquent que des progrès ont été accomplis. Depuis les réformes de la segmentation du marché, des dizaines d'entreprises se sont tournées vers des segments plus adaptés, et l'activité d'introduction en bourse a repris en 2025. Le défi est maintenant celui de l'exécution. Des règles plus simples doivent encore être appliquées de manière cohérente pour préserver la confiance. Si l'équilibre se maintient, les réformes pourraient contribuer à reconstituer le pipeline des cotations et à redonner de la pertinence au marché public des actions de l'Afrique du Sud.