La panique s'est emparée de Bambili ce Jeudi. Une violente fusillade a éclaté en pleine journée dans la zone universitaire de cette localité du Nord-Ouest camerounais, forçant des centaines d'étudiants à fuir les salles d'examen en pleine session.
Le campus est désormais paralysé, les routes vidées de leurs occupants.
Le chaos en plein jour
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Les coups de feu ont retenti sans avertissement, semant la terreur dans toute la communauté universitaire. Des témoins rapportent une fusillade nourrie qui a duré plusieurs minutes, provoquant une évacuation massive et désordonnée. Les candidats aux examens ont abandonné leurs copies pour se mettre à l'abri, certains se cachant dans les bâtiments, d'autres fuyant vers les quartiers voisins.
Les axes routiers habituellement animés de Bambili se sont vidés en quelques instants. Des véhicules ont été abandonnés en pleine chaussée, leurs occupants ayant préféré fuir à pied pour échapper aux tirs. L'atmosphère reste extrêmement tendue, avec des habitants terrés chez eux.
Une origine encore floue
À l'heure actuelle, aucune information officielle n'a été communiquée sur l'identité des auteurs de cette attaque ni sur leurs motivations. Les forces de sécurité n'ont pas encore pris position publiquement. Cette absence de clarté alimente les rumeurs et accroît l'anxiété des populations. Le contexte sécuritaire de la région Nord-Ouest du Cameroun reste particulièrement volatile depuis plusieurs années, marqué par des affrontements récurrents entre groupes armés et forces gouvernementales. Bambili, située à quelques kilomètres de Bamenda, n'a pas été épargnée par ces violences cycliques.
Des examens interrompus, un avenir incertain
L'interruption brutale des examens pose désormais une question cruciale : comment garantir la continuité du calendrier académique dans un environnement aussi instable ? Les autorités universitaires vont devoir prendre des décisions rapides pour rassurer étudiants et parents, tout en assurant leur sécurité. Cette fusillade rappelle la fragilité du système éducatif dans les zones de conflit. Depuis 2016, des milliers d'étudiants ont vu leur parcours académique perturbé, certains contraints d'abandonner leurs études, d'autres de se déplacer vers des régions plus sûres.
Les enjeux sécuritaires
Cet incident met en lumière l'incapacité persistante des autorités à sécuriser les espaces académiques dans le Nord-Ouest. Les campus, censés être des sanctuaires de savoir, deviennent des cibles ou des zones à risque. La communauté internationale observe avec inquiétude la détérioration continue de la situation humanitaire et sécuritaire dans cette région. Les étudiants, pris en otage entre revendications politiques et réponses militaires, paient le prix le plus lourd de cette crise qui s'éternise. Combien de temps encore les étudiants du Nord-Ouest devront-ils choisir entre leur avenir académique et leur sécurité physique ?