Dakar — Le directeur du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS) et président du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité, le général Jean œuvre, a plaidé, jeudi, pour un renforcement des mécanismes africains de sécurité collective pour faire face aux différentes menaces sécuritaires sur le continent.
Le ministre de l'Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, Cheikh Niang, a procédé, jeudi, au lancement officiel de la dixième édition du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, prévue les 20 et 21 avril 2026 au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD).
Selon le général Diémé, les défis actuels imposent "une industrie de défense et une efficacité géostratégique pour l'Afrique", ainsi qu'un examen approfondi des dispositifs africains de sécurité collective, incluant les forces militaires nationales, les coalitions ad hoc et les mécanismes de souveraineté internationale.
Il a notamment mis en garde contre "l'expansion du terrorisme vers les États côtiers ouest-africains", dans un contexte marqué par "une remise en cause de l'intégration régionale et de liberté géopolitique".
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Placée sous le thème "L'Afrique face aux défis de stabilité, d'intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ?", cette dixième édition ambitionne de renforcer la réflexion stratégique et la coopération entre les acteurs de la paix et de la sécurité.
Le général Diémé a salué le travail de la Commission scientifique, "à pied d'œuvre depuis le début de l'année passée pour mobiliser les meilleurs experts à travers le monde", dans le but de préserver le caractère international de la rencontre.
Il a précisé que cette commission s'est attachée à "créer les conditions d'un dialogue fructueux entre décideurs, chercheurs, forces de défense et de sécurité, sociétés civiles et partenaires internationaux".