Le ministre de la Culture, de l'Information, du Tourisme et des Antiquités, Khalid Al-Eiser, a estimé, dans une publication mise en ligne ce mercredi sur sa page Facebook, que les propos tenus par l'ancien Premier ministre, Abdallah Hamdok, à la suite de la diffusion d'un enregistrement vidéo réalisé lors d'un séminaire à Londres, constituent un « aveu d'une extrême gravité » et traduisent un alignement avec des parties étrangères sous couvert de la lutte contre l'islam politique au Soudan.
Le ministre a indiqué que les déclarations de Hamdok comportaient des accusations visant des États nommément désignés, en dehors des usages diplomatiques, et qu'elles conféraient, selon ses termes, une « couverture politique à l'escalade de la guerre et à l'ingérence extérieure ».
Il a souligné que les allégations faisant état d'une domination de l'islam politique sur le gouvernement en place relèvent d'une « pure affabulation », utilisée pour justifier des interventions étrangères et prolonger le conflit.
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Al-Eiser a ajouté que ces propos placent Hamdok face à des responsabilités juridiques et morales, dans la mesure où ils soutiennent une intervention étrangère dans les affaires soudanaises et alimentent un discours de violence et de confrontation.
Le ministre a par ailleurs rejeté les « allégations infondées » accusant les Forces armées soudanaises d'avoir recours à des armes chimiques, estimant que ces accusations sont dénuées de toute preuve et s'inscrivent dans des « tentatives de ternir l'image de l'armée soudanaise » à la suite des revers subis par la milice armée. Il a évoqué, à cet égard, les victoires de l'armée dans les villes d'Al-Dilling et de Kadougli.
Il a conclu en appelant Hamdok à adopter une position nationale, tournée vers l'intérieur du pays et plaçant l'intérêt du Soudan au-dessus de tout alignement extérieur. Al-Eiser a, en outre, réaffirmé que ses précédentes rencontres avec Hamdok en 2021 s'étaient limitées à la recherche de moyens pour mettre fin à l'effusion de sang, niant qu'elles aient comporté la moindre demande d'ordre personnel.