La ministre de l'Environnement, Marie Nyange, a durci le ton ce mercredi 4 février à Lubumbashi contre les entreprises minières ne respectant pas les normes écologiques.
Elle a ordonné la suspension des activités au sein de l'entreprise minière CDM, responsable d'un débordement catastrophique d'eaux acides en novembre 2025. En mission dans la province du Haut-Katanga, la ministre a scellé le site de l'entreprise et conditionné toute reprise d'activités à une évaluation approfondie des risques environnementaux.
Une commission d'experts pour prévenir une nouvelle catastrophe
Face à la gravité de l'incident du 4 novembre dernier, caractérisé par le débordement d'un bassin de rejet d'eaux acides ayant pollué l'environnement à Lubumbashi, Marie Nyange a décidé de la mise en place d'une commission d'experts nationaux et internationaux.
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Cette commission a pour missions d'analyser en profondeur les causes techniques et structurelles de l'incident, d'identifier les défaillances dans la gestion des rejets toxiques, ainsi que de proposer des solutions durables pour prévenir toute récidive et garantir la sécurité des écosystèmes.
Respect des normes : une exigence « non négociable »
Lors d'une réunion avec les opérateurs miniers du Haut-Katanga, ce membre du Gouvernement a réaffirmé la ligne directrice du gouvernement : accompagner le développement industriel tout en exigeant le respect strict des obligations environnementales.
« Notre démarche vise à instaurer une exploitation minière respectueuse des normes environnementales et conforme aux engagements internationaux du pays. La pollution ne sera plus tolérée », a martelé Marie Nyange.
Cette action s'inscrit dans un contexte de pression accrue sur le secteur minier pour qu'il assume ses responsabilités sociétales et environnementales dans une province fortement industrialisée.