Burkina Faso: Appropriation des réformes judiciaires La plaidoirie du ministre Rodrigue Bayala

5 Février 2026

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a échangé, le mercredi 4 février 2026, à Tenkodogo, avec les acteurs de la justice et les agents de la direction régionale des droits humains de la région du Nakambé.

Au surlendemain de son évaluation par le chef du gouvernement au cours de laquelle, son département a réalisé 99, 09% de ses activités en 2025, le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a retroussé ses manches. Le mercredi 4 février 2026, à Tenkodogo, il a échangé avec les acteurs de la justice et les agents de la direction régionale des droits humains du Nakambé pour les encourager et les exhorter à doubler d'ardeur au travail. Selon le ministre Bayala, au cours de la rencontre, il a félicité les travailleurs de la région relevant de son département pour le travail abattu.

« Ce que le peuple burkinabè attend de nous, c'est une justice efficace, accessible », a-t-il déclaré. Mais, il s'est dit rassuré car, à l'entendre, ce qu'il a vu à Tenkodogo répond à cette attente. A titre illustratif, il a indiqué qu'au palais de justice de Tenkodogo, il y a, en 2025, un traitement accéléré des dossiers ayant permis de recouvrer plus de 33 millions F CFA d'amendes pénales et la délivrance de 8000 certificats de nationalité au profit des justiciables. « Nous les avons appelés à aller de l'avant.

Notre souhait est qu'aucune demande ne dépasse les 24 heures, mais au regard des contraintes, il faut fixer cela comme un idéal », a-t-il dit. Rodrigue Bayala a également invité les acteurs de la justice à s'approprier les réformes pour alléger la lenteur judiciaire qui n'est pas du fait du juge mais celui des textes. « Beaucoup de réformes ont été opérées et nous les avons invités à se les approprier pour accélérer le cours de la justice », a-t-il ajouté.

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Tenir compte du contexte de guerre

En ce qui concerne les préoccupations des travailleurs, il les a rassurés que son ministère fera de son mieux, en fonction de ses ressources disponibles, pour apporter un appui. Toutefois, le ministre de la Justice a invité le personnel déconcentré de son département à tenir compte du contexte d'insécurité et de guerre qui impose que la gestion de la rareté des ressources se fasse en tenant compte des contingences du moment.

Du reste, les préoccupations, de l'avis du président du tribunal de grande instance de Tenkodogo, Raymond Sanogo, sont l'insuffisance du personnel et de matériels pour travailler au bonheur des populations de la région du Nakambé. Qu'à cela ne tienne, il a estimé que la visite du ministre galvanise lui et son personnel parce qu'il a dit être persuadé que le travail qu'ils font est suivi de près. Pour lui, le chef du département de la Justice a eu une oreille attentive aux préoccupations soulevées.

Le directeur régional de la citoyenneté et de la paix de Nakambé, Daniel Ouarma, a jugé « fructueux » les échanges avec son ministre de tutelle. Selon lui, Me Bayala a promis des réponses, instruit ses agents à donner le meilleur d'eux-mêmes et à redoubler d'effort pour relever les défis de promotion et de protection des droits humains dans la région du Nakambé.

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