La crise sécuritaire dans le territoire de Beni (Nord-Kivu) paralyse le système éducatif.
Dans le groupement Malio, en chefferie des Bashu, 23 établissements scolaires (15 primaires et 8 secondaires) ont cessé de fonctionner depuis plus d'une semaine. Cette fermeture fait suite à la multiplication des attaques des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans cette région.
Les villages Vurondo, Kisesandondi, Kivira, Kisungu-Vulera et Kyondo-Kitumbu sont particulièrement affectés. Face à la menace, les parents ont fui avec leurs enfants vers des zones jugées plus sûres, notamment Butuhe et la ville de Butembo.
La suspension des activités scolaires inquiète vivement la société civile locale, à l'approche des examens du premier semestre. Maombi Kahongya, président de la société civile dans la chefferie des Bashu, lance un cri d'alarme :
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« La société civile alerte le gouvernement congolais afin qu'il prenne ses responsabilités pour le retour de la paix. Elle appelle également les autorités scolaires à prendre des mesures nécessaires pour garantir une fin favorable de l'année scolaire, surtout que nous sommes à la période des examens. »
La société civile exhorte par ailleurs es autorités militaires à déployer des forces de sécurité pour sécuriser les villages affectés, permettant ainsi le retour des populations déplacées et la reprise des cours. La protection des infrastructures scolaires est également sollicitée pour éviter leur pillage ou leur occupation par des groupes armés.