Le ministre de l'Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'Extérieur, Cheikh Niang, a présidé hier, jeudi 5 février, la cérémonie officielle du lancement de la 10e édition du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique. Prévue du 20 et 21 avril 2026 au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), la présente édition sera placée sous le thème : « L'Afrique face aux défis de stabilité, d'intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ? »
Cette rencontre de lancement a réuni de hautes autorités civiles et militaires, des diplomates, des universitaires, des représentants de la société civile, des médias, ainsi que de nombreux partenaires nationaux et internationaux, témoignant de l'importance stratégique accordée à ce rendez-vous.
Dans son discours, Cheikh Niang a exprimé sa « grande fierté » et son « profond optimisme » à l'approche de cette 10e édition, qu'il a qualifiée de « tournant décisif » pour le Forum. Selon lui, cette étape marque la consolidation de la rencontre comme un cadre de référence incontournable pour la réflexion et l'action sur les questions de paix et de sécurité en Afrique.
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Rappelant que le Forum a été initié en 2013 à la suite d'une volonté commune des chefs d'État sénégalais et français, le ministre a souligné que cette plateforme vise à rassembler décideurs politiques, experts, partenaires internationaux, acteurs du secteur privé et organisations de la société civile autour des défis sécuritaires du continent.
« Cette dixième édition est celle de la maturité », a-t-il affirmé, précisant que « le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a personnellement décidé de la tenue de cette rencontre majeure en 2026, dans l'optique de renforcer la place du Sénégal comme hub diplomatique et stratégique en Afrique. »
Évoquant le contexte international et régional, Cheikh Niang a mis en lumière la persistance des crises sécuritaires, notamment dans le Sahel, ainsi que la montée des menaces hybrides, à savoir « le terrorisme, la criminalité transnationale, les instabilités politiques, les pressions climatiques, sanitaires et technologiques. » Pour le ministre, « ces défis imposent une réappropriation africaine des leviers de souveraineté, fondée sur la prévention, la résilience et un développement intégré. »
Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de renforcer l'intégration africaine et la sécurité collective, en cohérence avec l'Agenda 2063 de l'Union africaine et l'Agenda national Sénégal 2050, qui placent la souveraineté, la stabilité et l'intégration au coeur des stratégies de développement du continent.
Présentant l'architecture scientifique du Forum, le Général Jean Diémé, président de la Commission scientifique, « a indiqué que les travaux comprendront une cérémonie d'ouverture officielle, un panel de haut niveau présidé par le Chef de l'État, deux sessions plénières et six ateliers thématiques. »
Les échanges seront structurés autour de deux grands axes. Le premier portera sur l'intégration régionale et la sécurité collective, avec un focus sur la souveraineté numérique et technologique, la gouvernance des ressources naturelles stratégiques, ainsi que les transitions politiques et institutionnelles. Le second axe sera consacré aux défis et opportunités liés au renforcement de la sécurité collective, notamment l'essor d'une industrie de défense africaine, l'efficacité géostratégique et la lutte contre l'expansion du terrorisme, en particulier vers les États côtiers de l'Afrique de l'Ouest.
Le général Jean Diémé a enfin assuré que la Commission scientifique est mobilisée depuis plusieurs mois afin de garantir le caractère international, inclusif et pluridisciplinaire du Forum. Il a réaffirmé l'engagement du Centre des Hautes Études de Défense et de Sécurité à oeuvrer pleinement pour la réussite de cette édition anniversaire.