Dylan Veerasamy, élève de Grade 13 au Queen Elizabeth College, s'est distingué lors du concours de l'Alliance française en remportant le premier prix de supériorité avec 86,25 %. Il s'est illustré dans les épreuves du Diplôme approfondi de langue française (DALF) C1 et de dissertation littéraire en terminale chez les garçons.
D'où te vient ta passion pour la langue française ?
J'ai une véritable passion pour la langue française depuis mon plus jeune âge. Je n'imaginais pas poursuivre mon parcours à l'Alliance française jusqu'en terminale. Toutefois, l'introduction de nouvelles composantes, notamment la production orale et surtout la littérature, m'a permis d'apprécier pleinement cette formation et d'approfondir un domaine que je n'ai pas pu choisir dans mon parcours scolaire.
Comment t'es tu préparé aux examens ?
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La préparation est exigeante : étudier une œuvre littéraire en profondeur en seulement six mois n'est pas une tâche facile. J'ai néanmoins eu la chance de travailler sur des auteurs remarquables. Du comique théâtral de Molière à la critique satirique de Voltaire, jusqu'à la profondeur émotionnelle de Gaël Faye, chacun m'a offert une vision différente et enrichissante de la littérature. L'essentiel repose sur notre capacité à apprécier le texte et à mobiliser notre esprit critique. Il ne s'agit pas de réciter un contenu appris, mais de comprendre l'œuvre, d'en analyser les enjeux et de proposer une réflexion personnelle.
Qu'est-ce qui t'a marqué dans ces œuvres ?
Intemporelles, elles abordent des thèmes profonds dont les critiques restent étonnamment actuelles. La satire sociale de Voltaire, par exemple, résonne encore aujourd'hui à travers des travers humains tels que l'intolérance, l'hypocrisie ou l'abus de pouvoir.
Parallèlement, certaines œuvres m'ont touché de manière plus personnelle. C'est le cas de Petit pays, de Gaël Faye, où je me suis reconnu dans le personnage de Gaby. Bien que le caractère contemporain du roman m'ait d'abord fait craindre un manque de profondeur, la richesse émotionnelle de l'histoire et le regard enfantin porté sur la violence et les bouleversements du monde ont rapidement dissipé mes doutes et renforcé mon attachement à l'œuvre.
Quelle partie de l'examen t'a semblé la plus «challenging» ?
La dissertation littéraire est sans doute la partie la plus exigeante car elle demande à la fois une excellente compréhension des œuvres, une capacité d'analyse approfondie et une expression claire et structurée. Cependant, j'ai appris à m'y adapter et je parviens généralement à m'en sortir.
Quel est ton livre ou ton auteur préféré ?
J'ai particulièrement apprécié L'Ingénu de Voltaire pour sa satire variée de la société qui reste étonnamment actuelle. Voltaire utilise la naïveté et la simplicité du personnage principal pour exposer les travers humains - l'intolérance, l'hypocrisie et les absurdités sociales. Ce contraste entre une intrigue simple et la profondeur des critiques confère au récit un poids et un sens considérables, faisant de cette oeuvre à la fois un texte léger et un miroir intemporel de la société.