La ministre de la Jeunesse et des Sports du Sénégal, Khady Diène Gaye, a plaidé vendredi à Bijilo, une localité située à une dizaine de kilomètres de la capitale gambienne, pour une "organisation plus régulière et fréquente des compétitions sportives historiques de Afrique de l'Ouest", soulignant l'importance du sport comme "moteur de cohésion sociale, d'intégration régionale et de rayonnement international".
"Nous plaidons pour une organisation plus régulière de compétitions sportives dans la sous-région", a-t-elle déclaré lors de la cérémonie d'ouverture de la 8e édition du congrès de l'AIPS/Afrique (Association Internationale de la Presse Sportive), en présence du vice-président de la République de Gambie, Muhammad Jallow, et des ministres en charge du Sport de la Gambie et du Ghana.
Des dirigeants de médias sportifs, des experts internationaux et responsables institutionnels de plusieurs pays du continent africain et d'ailleurs, prennent part également, à ce congrès international qui se déroule du 6 au 9 février 2026 en Gambie.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Khady Diène Gaye a insisté sur l'importance d'organiser à nouveau des événements sportifs historiques de la sous-région, comme les tournois Amílcar Cabral, les compétitions de l'UFOA, les Jeux d'Afrique de l'Ouest, ainsi que les tournois de lutte et d'autres sports regroupant des pays de la sous-région sous l'égide de la CEDEAO.
Elle a également cité les tournois de la Zone 2, en particulier en athlétisme, natation, tennis de table et à la lutte, une discipline à laquelle un tournoi de la CEDEAO confère une importance particulière, au point qu'elle est actuellement profondément ancrée dans le patrimoine commun ouest-africain.
La ministre des Sports du Sénégal a regretté la disparition de nos jours de ces compétitions sportives régionales, appelant à miser sur le sport pour renforcer la coopération régionale.
"Le succès sportif crée un sentiment d'appartenance collective qui dépasse les nations. Mais ce succès ne peut être durable sans coopération", a-t-elle souligné.
Dans ce sillage, elle a indiqué que les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 (31 octobre - 11 novembre 2026), sont une "étape majeure pour renforcer cette dynamique d'intégration par le sport".
Mme Gaye a rappelé que le sport dépasse largement le cadre de compétitions dans la sous-région. "Le sport est un langage commun, un moyen d'entrer dans un monde de paix et de vérité où il n'y a ni frontière, ni barrière linguistique dans les stades, les arènes de lutte, les terrains de quartier, les gymnases et les piscines de nos pays. Il n'y a que des Africains qui vivent ensemble, célèbrent une fraternité ouest-africaine à travers le sport", a-t-elle déclaré, réitérant la dimension sociale et culturelle du sport.
Selon elle "lorsque nos équipes se déplacent, ce sont nos peuples qui se rencontrent fraternellement et quand nos supporters chantent, ce sont également nos cultures qui sont galvanisées".
"Le sport est ainsi devenu une technologie populaire, parfois plus puissante que bien des discours officiels", a-t-elle encore dit, indiquant la volonté du Sénégal à "faire du sport un outil stratégique de cohésion sociale, d'employabilité des jeunes, de rayonnement international et d'intégration régionale".