Afrique: Le 8e Congrès de l'AIPS Afrique s'ouvre sur un tournant majeur - Banjul capitale du journalisme sportif africain

7 Février 2026

La presse sportive africaine et mondiale a rendez-vous à Banjul. Ce vendredi, la capitale gambienne a accueilli la cérémonie d'ouverture du 8e Congrès de l'antenne continentale de l'Association internationale de la presse sportive (AIPS Afrique), un événement majeur placé sous le signe de l'innovation, de l'éthique et du renforcement de la crédibilité des médias sportifs sur le continent.

La cérémonie, qui s'est tenue au Sir Dawda Kairaba Jawara International Conference Center, a été présidée par Muhammad B.S. Jallow, vice-président de la Gambie, et a réuni plusieurs personnalités politiques et sportives de premier plan. Parmi elles, Bakary Badjie, ministre gambien de la Jeunesse et des Sports, Khady Diène Gaye, ministre sénégalaise du même portefeuille plus la jeunesse, et Kofi Adams, ministre des Sports du Ghana. Gianni Merlo, président de l'AIPS Monde, a également fait le déplacement, soulignant l'importance de l'Afrique sur l'échiquier mondial de la presse sportive.

Sans occulter, Hee Don Jung, président de l'AIPS/Asie, Dr Zsuzsa vice président de l'AIPS et Malik Amjad membre du Comité exécutif de l'AIPS. Ainsi que Amadou Galo Fall, président de BAL. L'événement a réuni des délégués venant de 25 pays.

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Abdoulaye Thiam, président d'AIPS Afrique, a rappelé l'objectif central du congrès : renforcer la crédibilité et la responsabilité de la presse sportive face aux défis actuels, notamment les réseaux sociaux et la désinformation.

La Gambie, un soft-power sportif en action

Sous le leadership du président gambien Adama Barrow, la Gambie confirme son soft-power sur la scène internationale avec l'accueil de grands événements : le Sommet de l'OCI ((Organisation de la coopération islamique), la COP10 (10e session de la Conférence des Parties de la Convention internationale contre le dopage dans le sport) et désormais ce congrès. « La presse sportive est un pilier du développement et de la diplomatie », a insisté Abdoulaye Thiam, saluant la contribution des journalistes à la cohésion nationale et à la création d'emplois autour du sport. «

« Le sport est aussi un cadre pourvoyeur d'emplois. Donc, aucun pouvoir public ne devait ignorer ces réalités. C'est le cas de la Gambie. Il faudra continuer à aller de l'avant et la presse sportive ne doit pas être en reste. Le secrétaire général d'AIPS Afrique (Musa Cise) et le président du SJAG (Omar Jarju) font partie des membres les plus dynamiques de l'antenne continentale de l'AIPS. A travers ce 8e congrès, nous invitons à une réflexion et un partage d'expériences, les meilleures pistes pour une presse sportive africaine plus responsable. Historique sera le congrès de Banjul en termes de qualités de représentants, de solutions innovantes et audacieuses. Banjul ne sera pas seulement un forum de plus mais un jalon décisif avec des propositions pratiques pour aller plus loin dans le développement d'un journalisme sportif qui réponde aux attentes des populations africaines. Comme le disait Nelson Mandela, c'est en arrivant au sommet d'une grande colline qu'on se rend compte qu'il reste d'autres à escalader », a-t-il indiqué.

Muhammad B.S. Jallow a réaffirmé l'engagement de la Gambie avec un investissement à la base, développement numérique, promotion des femmes dans le sport et soutien à une information indépendante et éthique. Il a assuré que son pays va continuer à investir pour le développement du sport à la base, avec la contribution de la presse sportive. Bakary Badjie a abondé dans le même sens et a ajouté que la presse contribue au développement national en rendant visibles les activités sportives et les aspirations des populations. Il a aussi promis de continuer à collaborer avec SJAG et d'autres associations pour promouvoir le sport

Le sport, vecteur de cohésion et d'intégration

Khady Diène Gaye a, pour sa part, souligné le rôle fédérateur du sport. « Sans journalistes sportifs, le sport ne serait pas un spectacle. Vous êtes les passeurs d'émotions et les bâtisseurs de sens. Le sport est un langage commun, il n'y a ni barrières linguistiques ni frontières sur le terrain ». Elle a plaidé pour davantage de compétitions sous-régionales, la mutualisation des infrastructures et la mobilité des encadreurs, tout en insistant sur le rôle de la presse dans la promotion du fair-play et de la citoyenneté. La championne d'Afrique a également invité la Gambie à « utiliser le stade Abdoulaye Wade, Dakar Arena et autres infrastructures sportives du Sénégal ».

Kofi Adams, ministre ghanéen, a rappelé les enjeux économiques : « 512 milliards de dollars US investis dans le sport représentent 2 % du PIB africain. Nos joueurs sont dans les plus grands clubs mondiaux. Il faut renforcer nos ligues africaines et développer les infrastructures et les cadres. La presse sportive est un stabilisateur de l'écosystème, elle doit accompagner ces dynamiques. »

La presse, moteur de développement et de crédibilité

Gianni Merlo, président de l'AIPS Monde a salué l'engagement des journalistes africains et des créateurs de contenus : « Le journalisme sportif africain est capable de créer des ponts entre générations et nations. La coopération avec les autorités et les fédérations est essentielle pour lutter contre la désinformation et promouvoir l'éducation sportive ».

Pour Omar Jarju, président de l'Association de la presse sportive gambienne (SJAG), ce congrès n'est pas qu'une rencontre. Il constitue un jalon décisif pour façonner l'avenir du journalisme sportif africain, en proposant des solutions concrètes pour renforcer son rôle dans le développement du sport sur le continent.

Banjul devient ainsi, le temps de trois jours, la capitale mondiale de la presse sportive, un lieu de réflexion, d'innovation et de coopération, prêt à inspirer les générations futures et à placer l'Afrique au coeur de l'information sportive internationale.

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