Sénégal: Entendu à la sûreté urbaine hier - Doudou Wade relaxé, mais reste à la disposition de la justice

3 Février 2026

Entendu hier, lundi 2 février 2026, Doudou Wade, ancien parlementaire est finalement rentré libre chez lui, sans aucune mesure restrictive à son encontre, après avoir passé près de dix (10) heures à la Sûreté urbaine de Dakar, de 11 heures à 21 heures. L'ancien responsable politique du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) s'est présenté spontanément hier matin pour répondre aux enquêteurs, après avoir appris, selon son avocat, par voie de presse, qu'il était cité dans une affaire liée à des propos tenus lors d'une émission médiatique.

A en croire son avocat, Me Amadou Sall, Doudou Wade n'a jamais reçu de convocation officielle, ni de la Police ni d'une autre autorité judiciaire. «C'est à travers la presse qu'il a été informé et il a voulu, de lui-même, se présenter ce matin (hier lundi, ndlr) à la Sûreté urbaine», au Commissariat central de Dakar, a précisé l'avocat.

Doudou Wade était accompagné d'un collectif d'avocats composé de Me Amadou Sall, Me Moustapha Mbaye, Me Babou, Me Bakhoum et Me Diallo, présents à ses côtés tout au long de la journée. L'audition, qualifiée de longue et approfondie, a permis à l'ancien parlementaire d'apporter toutes les clarifications jugées nécessaires.

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«Il a été longuement entendu. Il a répondu avec précision, avec clarté, et à toutes les questions qui lui ont été posées. Ses réponses ont été convaincantes», a souligné Me Amadou Sall qui a indiquée également que son client s'est expliqué sur les propos qui lui sont reprochés, des déclarations publiques tenues lors d'une émission largement relayée.

À l'issue de cette audition, aucune charge immédiate n'a été retenue contre lui. Les enquêteurs lui ont simplement demandé de rentrer chez lui, tout en restant à la disposition de la justice. «Dans une République et dans une démocratie, tous les citoyens sont à la disposition de la justice et de l'enquête. De ce point de vue-là, il est à leur disposition», a rappelé Me Amadou Sall, qui a aussi insisté sur le fait qu'aucune interdiction n'a été notifiée à son client. «Aucune contrainte à sa liberté d'aller et de venir ne lui a été signifiée. Il peut aller où il veut et faire ce qu'il veut», a-t-il affirmé.

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