Burkina Faso: Réformes éducatives - Le ministre Dingara échange avec ses collaborateurs des Koulsé

6 Février 2026

Une délégation ministérielle, conduite par le ministre de l'Enseignement de Base, de l'Alphabétisation et de la Promotion des Langue nationale, Jacques Sosthène Dingara, a échangé, le vendredi 6 février 2026 à Kaya, avec des acteurs de l'éducation des Koulsé sur les reformes éducatives opérées au niveau de son département.

La tournée ministérielle sur les différentes réformes opérées dans le système éducatif se poursuit après les étapes de Manga, Koudougou, Dédougou, Fada et Tenkodogo. Ainsi, c'est autour des acteurs de l'éducation des Koulsé de recevoir, le vendredi 6 février 2026 à Kaya, le ministre de l'Enseignement de Base, de l'Alphabétisation et de la Promotion des Langue nationale, Jacques Sosthène Dingara et ses proches collaborateurs pour échanger sur les différentes ruptures opérées et les préoccupations des éducateurs de ladite région.

Parlant des ruptures, le ministre Dingara a listé , entre autres, le changement concernant le développement préscolaire, la reforme des curricula tenant compte des valeurs culturelles ou des savoirs endogènes, la refondation de l'encadrement pédagogique basé sur la proximité et la continuité, le financement endogène du système éducatif à travers les fonds propres de l'Etat, la gestion des carrières des serviteurs du peuple avec la décentralisation des actes d'avancement, la déconcentration des examens et concours et la création du Conseil de l'école axé sur la participation communautaire.

Dans les échanges entre la délégation ministérielle et les acteurs de l'éducation des Koulsé, plusieurs préoccupations ont été soulevées. Prenant la parole premièrement, le représentant du Syndicat national de l'éducation de base (SYNATEB), Issouf Ouédraogo a notifié la formation initiale des enseignants sur les langues nationales, la remise à niveau des enseignants en anglais et le décret portant fixation de la vie de l'école.

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Au niveau de l'enseignement préscolaire, les acteurs ont souligné la clôture des Centres d'éveil et d'éducation préscolaire (CEEP), l'organisation des journées d'excellence au niveau du préscolaire et la décoration des enseignants du préscolaire, le recrutement des inspecteurs du préscolaire, la scission des trois sections (petite, moyenne et grande, ndlr) parfois cumulées dans une seule salle de classe. Certains présidents du Conseil d'école ont sollicité la sécurité des écoles et la gratuité de l'enseignement.

Quant aux partenaires ONG du système éducatif, ils ont évoqué les difficultés liées à la mise en oeuvre de certains de leurs projets, à savoir la cantine scolaire et la construction des bâtiments scolaires semi-finis. De ce fait, ils ont exhorté le ministère en charge de l'enseignement de base à alléger la procédure d'obtention des autorisations. « Les échanges ont permis de mieux se comprendre, répondre aux préoccupations et éclairer certaines zones d'ombre. Nous repartons satisfaits de ces échanges avec l'espoir que les choses vont véritablement bouger aussi sur le terrain », s'est réjoui Jacques Sosthène Dingara.

En termes de mise en oeuvre des reformes éducatives, le directeur régional de l'enseignement de base, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales (DREAPLN) des Koulsé, Moussa Ouédraogo, a indiqué que l'introduction de l'anglais dans les classes du CE1 et au CM2 a concerné 941 structures éducatives touchant 104 064 apprenants.

« L'initiation aux métiers et aux TIC a été mise en oeuvre dans 740 écoles et CEEP touchant 145 240 apprenants contre 748 écoles d'implantation aux TIC touchant 36 427 apprenants au primaire et 38 CEEP pour 1399 écoliers », a souligné le DR Ouédraogo. De son avis, pour l'initiation aux métiers, des ressources ont été mobilisées telles que les semences, poulaillers, abreuvoirs, mangeoires, guides pratiques aux métiers et outils agricoles de base, sous l'accompagnement des partenaires, conseils d'école, particuliers et enseignants.

Cependant, quelques difficultés freinent la mise en oeuvre de ces reformes éducatives. A écouter Moussa Ouédraogo, il s'agit de la faible implication des parents, du manque ou l'insuffisance d'espace dans certaines écoles, de l'absence de source d'eau pérenne, de l'insuffisance de formation des enseignant, de la généralisation des TIC, de la non-maitrise de l'anglais par certains enseignants, de l'insuffisance de supports pédagogique et du manque de cadre de formation. C'est pourquoi, il a suggéré la sensibilisation des parents, l'adaptation des métiers aux espaces existants, l'autoformation et le plaidoyer auprès des partenaires et ONG.

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