C'est le moins que l'on puisse dire de la mobilisation du jeudi 5 février dernier autour de la Grande foire agricole du Congo.
Depuis toujours, dans l'objectif de réduire les coûts d'importation des produits alimentaires de base, les pouvoirs publics ont misé sur la valorisation du travail de la terre. L'agriculture est déclarée "priorité des priorités ", mais passer à l'acte est demeuré le défi de tous les défis. À la vérité, d'importants moyens ont été injectés dans ce secteur sans aboutir à de grands résultats.
L'inadaptation de l'outil de travail, le dysfonctionnement des politiques mises en oeuvre, le manque de suivi des mécanismes en expérimentation, le désintéressement des bras valides attirés par le désir de quitter les zones rurales pour les villes figurent parmi les causes des contre-performances invoquées.
À la Grande foire de Bambou Mingali à Ignié, dans le département du Djoué-Lefini, les acteurs agricoles, comme les autorités publiques, ont salué une initiative porteuse d'espoir. Et émis le voeux de voir cette première édition constituer le point de départ d'un challenge qui jamais plus ne s'arrêtera.
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Des quatre coins du Congo ont accouru des personnes dont l'intérêt pour le travail de la terre rime avec les mots indépendance et souveraineté alimentaires. Les jeunes en font partie et l'ont démontré à travers l'exposition des produits de leur labeur et célébré ces accomplissements avec fierté. Ils méritent d'être soutenus.