Réunis à Dakar les 4 et 5 février 2026, des acteurs institutionnels et de la société civile ont appelé à une accélération du processus de ratification de la Convention de l'Union africaine sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes et des filles (Aucevawg), adoptée en février 2025.
Un atelier régional de dissémination et de plaidoyer sur la Convention de l'Union africaine sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes et des filles (Aucevawg) est ouvert, hier, à Dakar. Cette rencontre de deux jours est organisée par Avocats Sans frontières Canada (Asf Canada), en partenariat avec la Rapporteuse spéciale sur les droits des femmes en Afrique, la direction Femmes, Genre et Jeunesse de l'Union africaine (Ua), l'Envoyée spéciale de l'Union africaine sur les femmes, la paix et la sécurité et la Raddho.
À l'entame de son propos, Mme Ilwad Elmi Mohamed, représentante de la direction femme genre et jeunesse de la commission de l'Union Africaine, a expliqué que l'idée de l'instrument juridique est née d'un cri d'alarme, suite à la recrudescence des agressions observée durant la pandémie de Covid-19. La convention qui a été adoptée par l'Union africaine et les chefs d'État et de gouvernement en février 2025 n'a pas encore été mise en oeuvre.
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« Pour cela, nous avons besoin de 15 ratifications des États membres de l'Ua sur les 55 États membres. Nous en sommes actuellement à 7 ratifications. Ensuite, il faudra les signatures. Il nous faut accélérer le processus pour que nous puissions mettre en oeuvre les instruments juridiques », a-t-il indiqué, espérant que le Sénégal sera le premier pays signataire.
Mme Anne Cécile Coly, représentante du ministre de la Justice, a estimé que « l'instrument révolutionnaire que l'Ua a adopté, vient à son heure. Elle permettra aux États membres d'adopter des lois plus contraignantes, une bonne fois pour toutes et d'endiguer le fléau des violences faites aux femmes et aux filles ». Poursuivant, elle a fait savoir qu'« on ne peut pas parler de développement durable sans que cette question de la dignité de la femme ne soit définitivement réglée ».