Togo: Du phosphate à l'engrais - Un levier encore inexploité

8 Février 2026

La question du coût des intrants agricoles reste un problème. Malgré la subvention accordée par l'État, le sac de 50 kilogrammes d'engrais est actuellement vendu au prix de 18 000 Fcfa, un montant jugé trop élevé par de nombreux paysans.

Sur le terrain, les producteurs estiment que ce niveau de prix pèse lourdement sur leurs charges de, réduisant leurs marges et leur capacité à investir durablement dans leurs exploitations. Face à cette situation, des voix s'élèvent pour appeler les pouvoirs publics à revoir le mécanisme de fixation des prix ou à renforcer les subventions existantes.

Au-delà du prix de vente, le débat s'élargit à une question structurelle : celle de la production locale des engrais. Plusieurs acteurs du secteur s'interrogent sur les raisons qui freinent l'implantation d'usines de production d'engrais phosphatés au Togo, alors même que le pays dispose d'importants gisements.

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Selon eux, le phosphate étant la matière première essentielle dans la fabrication des engrais, la transformation locale pourrait permettre de réduire significativement les coûts de production et, par conséquent, les prix sur le marché national. Une telle industrie contribuerait également à créer de la valeur ajoutée, des emplois et à renforcer la souveraineté agricole.

En réponse à ces préoccupations, les autorités assurent que des études sont en cours. Mais les investissements sont très importants.

La construction d'une usine de phosphate carbonaté est évoqué depuis une décennie.

Malgré ces contraintes, le phosphate carbonaté présente un fort potentiel industriel, notamment pour la production d'acide phosphorique, base de la plupart des engrais phosphatés, la fabrication d'engrais NPK (azote, phosphore, potassium) et certains usages dans l'industrie chimique et l'agriculture durable

Avec des investissements adéquats, ce type de phosphate peut être pleinement valorisé.

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