Comme tous les ans, le secteur minier a rendez-vous au Cap pendant plusieurs jours pour le forum Mining Indaba. Un grand forum d'investissement qui réunit tous les acteurs du secteur. Cette année, les différents États veulent miser sur des partenariats durables avec les investisseurs, pour sortir d'un schéma extractif qui pendant longtemps a vu les ressources brutes quitter les pays trop vite.
Plus de 10 000 personnes sont attendues au Mining Indaba autour du slogan « Progresser grâce aux partenariats ». Les gouvernements affichent la volonté de nouer des partenariats durables avec les investisseurs pour dynamiser le secteur et en finir avec un schéma extractif où les ressources brutes sont rapidement exportées, rapporte notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hughes.
« Nous devenons un centre de création de valeur industrielle », a par exemple déclaré le nouveau ministre des Mines gabonais juste avant le début du sommet auquel il assistera.
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Autre illustration : la Côte d'Ivoire augmente progressivement ses royalties sur l'or pour faire profiter davantage l'État de la hausse du cours de l'or ou encore en Afrique australe où les gouvernements du Botswana et de l'Angola sont en compétition pour obtenir le contrôle majoritaire de De Beers. Le groupe créé en Afrique du Sud est en grande difficulté après l'effondrement du marché du diamant naturel, il peine à trouver un acheteur.
Le rachat de De Beers en question
Sa valeur est en chute libre, elle a perdu 4,5 milliards de dollars ces deux dernières années, alors le groupe minier tente de se défaire cet actif déficitaire sans pour autant le vendre au rabais. Le Botswana est en négociation avancée pour en prendre le contrôle. Le pays, deuxième producteur de diamants au monde derrière la Russie, détient 15 % de De Beers et il n'était pas loin de conclure un accord en fin d'année, mais finalement sans succès. L'Angola et la Namibie ont également montré leur intérêt, mais dans le secteur, pas grand monde ne semble enthousiaste à ce qui ressemblerait à une nationalisation de De Beers par un État. Des groupes privés sont également sur les rangs.
Au Mining Indaba, on s'attend également à une importante délégation congolaise. La gouverneur du Lualaba, province minière stratégique riche en cobalt, et le ministre des Mines sont annoncés présents. La semaine dernière, c'est à Washington qu'une délégation congolaise s'est présentée pour signer un protocole d'accord lors du sommet sur les minerais critiques. Cet enjeu de l'approvisionnement mondial en minerais critiques sera au coeur des discussions de ce Mining Indaba 2026.