Pour Massamba Diop, directeur régional de l'Ageroute à Tambacounda, plusieurs projets majeurs sont en cours de finalisation, tandis que d'autres sont en perspective, comme l'axe Tambacounda-Matam, long de 250 kilomètres. L'objectif, selon lui, est de désenclaver la zone afin de mieux exploiter les potentialités économiques et sociales.
Quelle est la situation des projets majeurs de l'Ageroute dans cette zone?
Dans cette zone, l'Ageroute a réalisé de nombreux projets, surtout sur le corridor Dakar-Bamako, aussi bien vers le nord que vers le sud. Vers le nord, l'axe va de Tambacounda à Kidira; vers le sud, de Kédougou à Moussala. De Tambacounda à Kidira, la route est achevée à 100%. Le premier tronçon, de Tambacounda à Taribadjo Wolof, long de 80 km, a été définitivement réceptionné. De Taribadjo Wolof å Kidira, sur environ 105 km, la réception provisoire a été effectuée et il ne reste que la réception définitive.
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Actuellement, les travaux se poursuivent sur la route de Bakel, longue de 65 km, avec un taux d'avancement de 80 %. Sur la route nationale 7 vers Moussala, les travaux de Mako à Kédougou sont quasiment achevés. De Kédougou à Saraya, ils sont également presque terminés. Il ne reste qu'environ 10 km pour atteindre Moussala. D'ici au prochain hivernage, je pense que tous ces travaux situés sur les corridors de Tambacounda seront finalisés.
Quels sont les impacts économiques et sociaux de ces infrastructures?
Je pense que ces infrastructures vont améliorer le commerce, le partage des biens et des services, ainsi que la mobilité des populations. Même dans les domaines de la santé et de l'éducation, les populations pourront se déplacer plus rapidement pour se soigner ou accéder aux services éducatifs.
Au-delà des routes, il y a également les aménagements connexes. Plus de 200 km de pistes de désenclavement ont été réalisés, permettant à de nombreux villages d'être désenclavés et d'accéder plus facilement aux services de santé, d'éducation et même aux services administratifs de l'État territorial. Tout cela a été réalisé dans le cadre de ce projet. Je pense que le projet allant de Tambacounda à Bakel a touché 13 communes et 80 localités, pour environ 300.000 personnes, selon les données de l'Ansd.
Qu'en est-il en termes de création d'emplois ?
En termes d'emplois sur les axes Kidira-Tambacounda et Kidira-Bakel, nous avons enregistré 1.373 emplois, dont 80 occupés par des femmes. Le reste, soit 1.279, concernait des hommes. Parmi ces emplois, 886 étaient des emplois locaux, soit environ 62% des recrutements effectués dans la zone du projet. Par ailleurs, d'autres projets se profilent à l'horizon. Il y a l'axe Tambacounda-Matam, long de 250 kilomètres, qui constitue la continuité de la nationale 7.
Il y a également la route de Djangamakha et celle de Magakulibanta. De nombreux projets sont en perspective, notamment des voiries à réaliser à l'intérieur des communes, ainsi que des pistes supplémentaires pour désenclaver d'autres villages de la région.