Ile Maurice: Raghoo Subhiraj - «En 33 ans de service, c'est la première fois que je vis une telle situation»

Le receveur agressé, Raghoo Subhiraj, toujours éprouvé physiquement et moralement, affirme souffrir de douleurs persistantes. «Je ne peux pas trop m'exprimer pour le moment. J'ai mal à la tête et au corps, car j'ai été violemment frappé», a-t-il confié. Il explique que les consignes reçues prévoyaient la prise en charge d'élèves de plusieurs établissements précis, à l'exclusion d'un autre collège situé à Saint-Pierre. L'autobus transportait déjà un nombre élevé de passagers et ne pouvait en accepter davantage.

Il relate également qu'à Saint-Pierre, une élève aurait bloqué la porte du bus, l'aurait menacé et aurait fait monter d'autres camarades à bord. Après avoir signalé la situation à la police, il affirme que l'élève aurait contacté des proches en alléguant avoir été maltraitée. Peu après, des membres de la famille se seraient présentés et l'auraient agressé. «En 33 ans, c'est la première fois que je vis une telle situation», déplore-t-il.

Face à cet épisode, le président du Transport Corporation Employees Union, Kiran Pardotia, a exprimé son soutien total à l'employé et à sa famille. Il rappelle que les travailleurs de la CNT exercent leur métier avec engagement et dévouement, souvent dans des conditions difficiles. Il appelle les autorités et le ministère concerné à mieux informer le public sur les règles applicables à bord des autobus, notamment sur le nombre maximum de passagers autorisés.

Selon lui, un manque de sensibilisation et de formation contribue à ce type de confrontation. Le syndicat souligne que ces agressions ne constituent pas des cas isolés et que des actes de violence envers les employés se répètent depuis plusieurs années, parfois avec une gravité accrue. Il estime urgent de prendre des mesures concrètes pour assurer la sécurité des travailleurs.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

De son côté, le secrétaire du syndicat, Krreshnaduth Gobin, rappelle qu'une législation existe pour protéger les employés du transport public et qu'aucune agression ne devrait être tolérée. Il évoque également l'impact psychologique subi par Raghoo Subhiraj, qui nécessite un suivi médical. Dénonçant le manque de reconnaissance et de protection, il appelle à une rencontre urgente avec le ministère des Transports terrestres afin de trouver des solutions durables et prévenir de nouveaux drames

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.