Présent à la célébration du 60e anniversaire du Gahlot Rajput Maha Sabha, ce dimanche 8 février, au Rajput Mandir à Port-Louis, le Premier ministre Navin Ramgoolam a livré un discours axé sur le devoir de mémoire, l'unité nationale et les défis auxquels le pays est confronté.
D'emblée, il a souligné la portée « historique et symbolique » de cet anniversaire, rappelant que « 60 ans, li pa en ti zafer ». Revenant sur le passé, il a insisté sur le fait que « rien n'était facile à l'époque », évoquant une période où les moyens financiers et les aides n'existaient pas comme aujourd'hui. « Les gens ne réalisent pas toujours le progrès accompli », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement a rendu hommage au travail du Gahlot Rajput Maha Sabha qui, « malgré des moyens très limités », a su transmettre des valeurs culturelles et ancestrales tout en venant en aide aux plus démunis. Il a notamment cité l'exemple de Jankeeparsad Bundhoo, qui avait mis sa maison à disposition pour servir de bureau à l'association dans la région de Savanne. Navin Ramgoolam s'est également dit préoccupé par un manque de connaissance historique chez les jeunes.
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Selon lui, certains universitaires ignorent même des figures majeures de l'histoire nationale, comme Sir Seewoosagur Ramgoolam. « Il faut connaître l'histoire de Maurice et comprendre les luttes menées pour que nous puissions aujourd'hui vivre libres et disposer d'une Assemblée », a-t-il affirmé.
Dans un discours mêlant souvenirs personnels et réflexions politiques, le Premier ministre est revenu sur les épreuves traversées au cours de sa carrière. Il a indiqué partager cette expérience avec un ancien président nigérien, soulignant que « la patience, les principes et la capacité à faire face à l'adversité » avaient été déterminants.
Appelant à dépasser les divisions, il a repris une phrase évoquée par un intervenant précédent : « Cunity turns diversity into strength », tout en regrettant que des fractures persistent, parfois même au sein d'une même religion, notamment autour des castes. « Le monde est une seule famille », a-t-il ajouté, plaidant pour davantage de discernement et de solidarité.
Le Premier ministre a enfin évoqué la dignité et l'honneur du pays, assurant que Maurice « ne cédera jamais » sur ces principes. Il a fait référence au dossier des Chagos, se disant toutefois satisfait que Donald Trump ait reconnu que l'accord sur les Chagos est la voie à suivre et qu'il ne s'y oppose plus.