Les 18 supporters sénégalais poursuivis au Maroc à la suite des incidents survenus après la finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2025 ont décidé de ne plus se présenter devant un juge. L'annonce a été faite par l'un de leurs avocats, Me Patrick Kabou, qui dénonce de graves violations de leurs droits.
« Nos compatriotes ont décidé de ne pas comparaître tant qu'ils ne comprendront pas clairement les accusations portées contre eux », affirme, dimanche, Me Patrick Kabou dans un texte envoyé à la rédaction du Soleil Digital. Selon la défense, les garanties d'un procès équitable ne sont pas réunies, notamment en raison du non-respect des droits de la défense.
Les supporters réclament que les faits qui leur sont reprochés leur soient notifiés dans une langue qu'ils comprennent, le wolof, ainsi que le libre accès de leur avocat au Tribunal de première instance de Rabat. Ils demandent également à pouvoir s'entretenir avec leur conseil en prison et dans le tribunal de grande instance de Rabat avant les audiences.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
L'avocat alerte par ailleurs sur la situation sanitaire de certains détenus. Il évoque le cas d'un supporter privé de son traitement médical, malgré des engagements pris par les autorités compétentes. « Le suivi médical en détention n'est pas assuré », déplore-t-il.
En signe de protestation pacifique, les 18 Sénégalais maintiennent le jeûne et le recueillement entamés le vendredi 6 février 2026. Prévu initialement le 22 janvier, leur procès n'a toujours pas pu se tenir, notamment en raison de la grève des avocats au Maroc.