Une initiative menée par des Organisations non gouvernementales (Ong), à savoir Le Partenariat, Ados (Association Ardèche Drôme Ourossogui Sénégal) et le Grdr (Groupe de recherche et de réalisations pour le développement rural), a réuni, au cours du week-end, plusieurs représentants de la Mauritanie et du Sénégal autour d'un atelier de partage d'expériences sur la mise en oeuvre des projets transfrontaliers, Gire (Gestion intégrée des ressources en eau) sur le bassin du fleuve Sénégal.
Dans un contexte où les initiatives transfrontalières (portées par des programmes nationaux ou par des organisations internationales) en faveur de la GIRE et de l'accès aux services sociaux de base se multiplient, plusieurs obstacles persistent, compromettant parfois leur mise en oeuvre efficace. Ces difficultés sont parfois liées à des divergences de législation qui peuvent subsister entre les pays, à la complexité du déploiement des ressources humaines ou encore à des défis liés à la mobilisation.de financements.
Les Organisations non gouvernementales (Ong) comme Le Partenariat, Ados (Association Ardèche Drôme Ourossogui Sénégal) et le Grdr (Groupe de recherche et de réalisations pour le développement rural), jugent « qu'Il est nécessaire de capitaliser les expériences entre acteurs et territoires du BFS afin d'en identifier les freins et par la même de dégager les perspectives de mutualisation de pratiques/méthodes ».
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Lors de la rencontre, tenue dans la commune d'Ourossogui (Sénégal), le coordinateur de l'antenne de l'ONG Le Partenariat à Matam, Abdoul Aziz Faye, a informé les acteurs de l'importance des travaux. En déclarant qu'ils favorisent « un partage des expériences afin de déterminer la stratégie la plus appropriée pour adopter une logique d'intervention commune aux projets transfrontaliers mis en oeuvre dans les deux pays, le Sénégal et la Mauritanie ». Rachelle Nodin, directrice de l'association Ados, abonde dans le même sens en relevant l'harmonisation d'une méthodologie d'action sur les projets transfrontaliers. Selon Hermane Mounjigiani, représentant du GRDR, « la capitalisation, permettra de croiser les expériences et de nourrir une réflexion collective sur les modalités opérationnelles de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) à l'échelle transfrontalière ».
Les collectivités territoriales au coeur des enjeux du BFS
Après l'ouverture officielle de l'atelier par l'adjoint au gouverneur, en charge du développement, Tafsir Baba Anne, plusieurs communications ont été faites. D'abord sur les enjeux de la GIRE à l'échelle du bassin du Fleuve Sénégal, le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) de l'OMVS, et par la suite, les enjeux de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau, et le rôle des collectivités territoriales.
La transmission des informations sur les enjeux de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau qui s'appliquent à différentes échelles territoriales, notamment à celle des collectivités locales, a occupé une place importante dans les échanges. Visant à « concilier les besoins socio-économiques (eau potable, agriculture, industrie) et la durabilité des écosystèmes, pour les collectivités locales », « la gestion intégrée des ressources en eau qui se traduit en défi majeur, notamment environnemental, dans le bassin du fleuve Sénégal, doit être appréhendée à l'échelle transfrontalière ».
Bien que le programme GIRE ait été conçu pour s'appliquer à l'ensemble du bassin, il est relevé que « sa déclinaison au niveau local ou communal reste complexe à cause des réalités contextuelles qui varient d'un pays à l'autre dans le bassin du fleuve Sénégal ».
D'où, la propulsion de la mise en oeuvre d'approches concertées transfrontalières par les collectivités locales sénégalaises et mauritaniennes pour la GIRE dans la mesure où de nombreux enjeux de la GIRE dépassent la seule échelle des collectivités locales et doivent être appréhendés à des échelles transfrontalières.
Avant les travaux de groupe, l'atelier s'est illustré de riches témoignages sur des retours d'expériences de dynamiques territoriales GIRE transfrontalières et de leurs méthodologies de mise en oeuvre. La parole a été donnée aussi à des acteurs (hors équipes projets) ayant participé à la mise en oeuvre des projets pour parler de leurs vécus.
Les travaux de groupe ont permis de travailler sur trois thématiques portant sur la création, la conception et le financement d'un projet GIRE transfrontalier sur le bassin du fleuve Sénégal (de l'idée au projet) ; l'animation, le pilotage et la pérennisation d'un dispositif de gouvernance autour de la GIRE et la mise en oeuvre des initiatives pour l'amélioration des services EHA, protection et gestion de la ressource en eau exécutée conjointement ou de manière similaire par les acteurs des deux territoires.
Au finish, la capitalisation des expériences entre acteurs et territoires du BFS, très riche en informations, a permis après avoir identifié les obstacles, de dégager des perspectives de mutualisation de pratiques/méthodes en valorisant les bonnes pratiques...