Les pays africains se trouvent à un tournant décisif de leur développement, confrontés à la double exigence d'accélérer la croissance économique tout en faisant face aux effets de plus en plus marqués du changement climatique.
Ces dernières années, la baisse des financements au développement, la faible mobilisation des recettes intérieures, l'augmentation de la dette publique et les chocs climatiques ont fortement fragilisé les économies du continent.
Dans ce contexte, la fiscalité sensible au climat, aussi appelée fiscalité verte, s'impose comme un levier stratégique. Elle permet à la fois de mobiliser des ressources nationales, d'encourager des pratiques économiques durables et d'intégrer les enjeux climatiques dans la gestion des finances publiques.
Consciente de ces défis, la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF), avec le soutien de la Banque africaine de développement, met en oeuvre le projet CADAST dédié au renforcement des capacités pour la transformation structurelle de l'Afrique.
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Dans ce cadre, un atelier régional de formation de cinq jours sur les politiques fiscales sensibles au climat se tient du 9 au 13 février à Lomé.
Organisé en partenariat avec le Forum des Administrations Fiscales de l'Afrique de l'Ouest (FAFOA), l'atelier rassemble des cadres des ministères des Finances et des administrations fiscales de huit pays africains, dont la République centrafricaine, la RDC, le Malawi, la Mauritanie, le Rwanda, la Gambie, l'Ouganda et le Togo.
L'objectif est de renforcer leurs capacités à concevoir, mettre en oeuvre et suivre des politiques fiscales intégrant les enjeux climatiques, afin d'accroître la mobilisation des ressources intérieures tout en soutenant un développement durable et résilient face aux changements climatiques.
Les travaux sont présidés par Akou Mawusse Adetou Afidenyigba, directrice de cabinet du ministre des Finances et du Budget.