L'inflation poursuit sa remontée à Maurice en ce début d'année 2026, confirmant une tendance déjà perceptible depuis plusieurs mois. Selon les derniers chiffres publiés par Statistics Mauritius, l'indice des prix à la consommation (CPI) a progressé de 0,9 % en janvier 2026 par rapport à décembre 2025. Sur un an, l'inflation atteint désormais 3,9 %, contre 1,9 % en janvier 2025.
Concrètement, cela signifie que le coût de la vie continue d'augmenter à un rythme nettement plus soutenu qu'il y a un an. Même si cette inflation reste loin des pics observés après la pandémie ou lors des chocs énergétiques mondiaux, elle pèse de plus en plus sur le budget des ménages.
Fait marquant : cette hausse des prix n'est pas principalement due aux carburants ou au transport, dont les prix sont restés stables en janvier. L'inflation actuelle est surtout alimentée par des dépenses du quotidien qui sont difficiles à éviter. Les plus fortes augmentations mensuelles ont été enregistrées dans les services d'éducation (+3,7 %), les services d'assurance et financiers (+3,5 %), le logement et les services liés à l'habitat (+2,0 %) ainsi que la santé (+1,3 %).
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Autrement dit, ce sont des postes essentiels - se loger, se soigner, assurer ses biens ou payer les frais de scolarité - qui tirent les prix vers le haut. Des éléments comme la hausse des salaires des travailleurs, les honoraires médicaux ou les frais de scolarité dans le privé ont également contribué à cette progression.
Les indicateurs dits d'inflation sous-jacente, qui excluent les prix les plus volatils comme l'alimentation ou l'énergie, confirment cette tendance. Ils montrent que la hausse des prix est désormais plus structurelle, c'est-à-dire ancrée dans le fonctionnement même de l'économie et non liée à un choc ponctuel. Pour les consommateurs, l'effet est clair : même sans flambée des carburants ou des produits alimentaires, le pouvoir d'achat s'érode progressivement. Pour les autorités monétaires, ces chiffres rappellent que la lutte contre l'inflation reste un exercice délicat, dans un contexte où les ménages ressentent déjà fortement la pression du coût de la vie.