Zijin Mining finalise l'acquisition d'Allied Gold Corporation pour un montant de 4 milliards de dollars en numéraire, renforçant ainsi son emprise sur la production d'or en Afrique, alors que les prix montent en flèche.
Selon l'accord, Zijin Gold International paiera 44 dollars canadiens par action, ce qui valorise Allied Gold à environ 4 milliards de dollars. Les actifs ont produit environ 400 000 onces en 2025 et devraient atteindre environ 800 000 onces par an d'ici 2029. La transaction devrait être conclue d'ici la fin avril 2026.
Grâce à cette transaction, les mines du Mali et de la Côte d'Ivoire, ainsi que le projet Kurmuk en cours de construction en Éthiopie, passent sous le contrôle de la Chine. La mine malienne de Sadiola a produit 171 000 onces en 2024 et vise à produire 400 000 onces par an d'ici 2029 à la suite d'une expansion et de modifications du code minier du pays. En Côte d'Ivoire, les mines Bonikro et Agbaou devraient produire jusqu'à 195 000 onces par an.
Le projet Kurmuk deviendra la première mine d'or commerciale d'Éthiopie. Il devrait entrer en production à la mi-2026 et produire environ 290 000 onces par an au cours de ses cinq premières années d'existence.
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L'acquisition a été annoncée alors que les prix de l'or ont dépassé les 5 000 dollars l'once, ce qui a stimulé l'intérêt pour les actifs africains établis.
Points clés à retenir
Cette opération montre comment le secteur aurifère africain attire des capitaux en cette période de prix record, tandis que la propriété se déplace vers les groupes chinois. Zijin contrôle déjà plus de 8 % de la production minière africaine, et cette transaction accélère cette tendance.
Pour des pays comme le Mali et l'Éthiopie, l'acquisition apporte le financement et la capacité opérationnelle nécessaires à l'augmentation de la production. Les gouvernements conservent des participations minoritaires et bénéficient de redevances, en particulier lorsque les prix augmentent.
Dans le même temps, l'opération montre qu'il existe un fossé entre les objectifs politiques occidentaux en matière de diversification de la chaîne d'approvisionnement et les flux d'investissement réels. Les mineurs chinois, soutenus par un financement à long terme, peuvent faire d'importantes offres d'achat d'actifs productifs.
Alors que l'or passe du statut de matière première à celui d'actif stratégique de réserve, les gouvernements africains pourraient être contraints de renforcer leurs politiques en matière de ressources afin d'équilibrer les entrées de capitaux avec un contrôle à long terme et la capture de revenus.